Ouvre ton jeu avec Marie-Claude Barrette - #74 Pierre-Yves McSween | Ouvre ton jeu avec Marie-Claude Barrette
Episode Date: September 30, 2024Dans ce 74e épisode d’Ouvre ton jeu, Marie-Claude reçoit Pierre-Yves McSween. Discussion riche et profonde où rires et émotions se côtoient. ━━━━━━━━━━━ 00:00:00 - Introdu...ction 00:20:20 - Cartes vertes 00:40:30 - Cartes jaunes 01:09:36 - Cartes rouges 01:14:19 - Cartes Eros 01:38:34 - Carte Opto-Réseau ━━━━━━━━━━━ L'épisode est également disponible sur Patreon, Spotify, Apple Podcasts et les plateformes d'écoute en ligne. Ouvre ton jeu sera présenté sur scène cet automne: le 20 octobre au Club Dix30 avec Chantal Lacroix et le 27 octobre à la Salle Albert-Rousseau avec P-A Méthot. Rendez-vous au https://www.ouvretonjeusurscene.ca pour réserver vos places. Vous aimez Ouvre ton jeu? C'est à votre tour d'ouvrir votre jeu avec la version jeu de société. Disponible dès maintenant partout au Québec et au https://www.randolph.ca/produit/ouvre.... Visitez mon site web : https://www.marie-claude.com et découvrez l'univers enrichissant du MarieClub, pour en apprendre sur l'humain dans tous ses états et visionner les épisodes d'Ouvre ton jeu, une semaine d’avance. ━━━━━━━━━━━ Ouvre ton jeu est présenté par Karine Joncas, la référence en matière de soins pour la peau, disponible dans près de 1000 pharmacies au Québec. Visitez le https://www.karinejoncas.ca et obtenez 15% de rabais avec le code ouvretonjeu15. Grâce à Éros et compagnie et notre niveau rose, obtenez 15% avec le code rose15 au erosetcompagnie.com Merci également à Opto-Réseau, nouveau partenaire d'Ouvre ton jeu. Visitez le https://www.opto-reseau.com pour prendre rendez-vous dans l'une de leurs 85 cliniques.
Transcript
Discussion (0)
Bienvenue à Ouvre ton jeu, le podcast.
On dirait que j'étais excitée aujourd'hui de vous parler.
Ben là, je viens de terminer de faire le podcast avec Pierre-Yves McSween.
Ouf! Je suis vraiment un peu... je sais pas comment dire.
Je m'attendais pas à ce qu'il parle tant que ça de lui.
J'avais un petit stress en fait avant de faire Pierre-Yves McSween. Je me disais,
je ne sais pas s'il va s'ouvrir.
Pourtant, il savait
quel était, c'est quoi le
contenu, mais quand même.
Et ce fut tout le contraire.
Quelle transparence,
quelle authenticité.
Vraiment, je suis
encore comme très, très
heureuse d'avoir vécu ça avec lui. Puis je veux dire,
il y a un petit moment d'émotion à un moment donné
où moi aussi, c'est venu
me chercher.
Mais là, je viens de vous parler
de ça, on dirait que j'avais besoin de vous le dire tout de suite
parce que je viens juste de le finir.
Mais je veux vous dire merci
parce qu'on les lit vos commentaires
puis vous êtes très, très généreux.
À chaque jour, on reçoit des messages.
Et là, on va faire un petit tour du monde.
Il y a Valérie qui dit,
« J'écoute de la France avec un grand plaisir.
Je ne connais aucun de vos invités québécois.
C'est donc une découverte à chaque émission.
Et à chaque fois, je suis admirative et heureuse
de découvrir votre façon d'être et j'adore votre culture.
C'est riche en humanité bienveillante.
C'est parfois drôle et mouvant.
Alors, merci beaucoup, Valérie.
Huguette de la Martinique, je n'en manque aucun.
Tous sont intéressants.
C'est mon temps de relaxation.
Qu'il est bon de connaître les gens.
C'est d'une richesse incroyable.
Et honnêtement, Huguette, c'est ce que je me dis à la fin de chaque
épisode. Je me dis, bon, je connais
une personne de plus parce que j'apprends toujours à les
connaître davantage et je retiens
toujours quelque chose et c'est vrai que ça
nous enrichit. On a Catherine
et Jacinthe qui nous regardent de l'Australie,
Claire de Monaco, Ginette de
Mexico, Pauline de Cabo
Verde et Diane et Suzanne
de la Floride. Et de la Floride, vous êtes
nombreux et nombreuses.
On reçoit beaucoup de commentaires. Alors,
salut à tout le monde.
Vraiment, ça fait plaisir.
Bon, il y a Gaëtan qui dit, moi, je vous écoute en voiture
lorsque je m'en vais au chalet avec
ma conjointe. Ça, c'est le fun quand il
l'écoute à deux, parce que des fois, ça fait bien
plusieurs conversations.
Clara nous dit, moi, j'ai découvert le podcast pendant des phases
d'insomnie. Caroline, pendant
des marches en forêt. » Alors, continuez
de nous donner cette information-là.
Qu'est-ce que vous faites quand
vous écoutez ou regardez le podcast?
Parce que l'autre fois, j'ai appris à quelqu'un, disons,
« Vous n'êtes pas obligés d'être devant
la télé, parce qu'elle m'a dit, « Moi, je ne peux pas écouter le podcast.
Je n'ai pas le temps. » Je dis, « Bien non, vous pouvez marcher.
Au pire, vous pouvez, si vous l'avez sur votre tablette,
le promener en faisant
la cuisine, en faisant
d'autres choses. Puis là, elle m'a dit,
mais quelle bonne idée. Alors, c'est ça
qui est le fun aussi du numérique. On peut l'écouter
de différentes façons. Je veux
vous rappeler que ça s'en vient.
Ouvre ton jeu si vous aimez ça
dans ce format-là. Là, on s'en va sur scène.
On va faire une captation spéciale
et je suis
bien excitée de vivre ça et j'espère
que les fans d'Ouvre ton jeu
vont venir nous voir, donc le
20 octobre à 15h, donc c'est un dimanche
après-midi, on sera au club du
10-30 à Brossard, l'invité
Chantal Lacroix
on sait comme elle est généreuse, c'est un
livre ouvert, alors j'ai l'impression
que ça va être,
peut-être des rires,
mais surtout j'ai l'impression qu'il y aura
beaucoup d'émotions et en plus,
il y a le niveau public, donc quand vous allez
arriver, il y aura une grande boîte, vous allez
pouvoir écrire une question sur une carte,
la mettre dans cette boîte-là et Chantal
va piger des questions, ça va faire
le niveau public puis elle va en choisir.
Le 27, donc le dimanche suivant,
toujours à 15h, on s'en va dans la
grande salle à Québec, Albert
Rousseau et cette fois-ci,
l'invité sera Péa Béthotte.
Péa, c'est un ami,
c'est quelqu'un que je respecte
grandement. On a en commun la
Gaspésie, les deux,
on connaît très, très bien la baie des Chaleurs.
Donc, de se retrouver sur cette
grande scène-là. Puis là, il m'a rassurée. Il m'a dit,
tu sais, moi, je connais la scène
puis toi, tu fais de l'entrevue. Donc,
ensemble, parce que c'est quand même imposant
pour moi, aller faire la grande
salle Albert Rousseau. Donc,
je pense qu'il va se passer quelque chose. Évidemment,
il y aura aussi le niveau
public à ce moment-là. Et
pour celles et ceux qui sont abonnés
au Marie Club, sachez qu'à
13h le 20 et à 13h
le 27, vous pourrez venir
me rencontrer en coulisses
dans chacun de ces endroits-là. Et en plus,
ça va vous permettre de vous connaître
entre vous, chers membres de la
grande communauté du Marie Club.
Alors, je vous remercie, en tout cas, de la grande communauté du Marie-Club. Alors,
je vous remercie, en tout cas,
de tout ce que vous me dites.
Et je vous rappelle aussi que le jeu de table,
parce que là, on en manquait,
il n'y en avait plus dans aucun magasin,
on a dû en recommander.
Ils sont enfin arrivés.
Donc, vous allez voir,
dans les librairies, boutiques de jouets,
à certains endroits, vous allez retrouver le jeu Ouvre ton jeu, parce qu'il y en a beaucoup qui me disaient oui, mais j'aimerais ça jouer.
Mais parce que bon, ça permet de faire des introspections, ça permet de se connaître et il n'y en avait plus.
Alors, quelle bonne nouvelle. En fait, c'est plate qu'il n'y en ait plus, mais ça veut dire que vous avez quand même un intérêt.
Alors là, il ne devrait plus avoir de problème pour un bon petit bout. L'épisode qu'on fait
aujourd'hui est disponible, je veux vous le dire
parce qu'il est disponible d'avance sur
Patreon. Patreon, c'est
un endroit où
c'est plein, plein, plein de podcasts.
Vous payez. Il y a différents niveaux.
Un niveau audio, un niveau audio
et après ça, le niveau visuel. Est-ce que vous voulez
aussi faire un question-réponse avec moi
à chaque mois? Et vous avez
les épisodes d'avance, comme par exemple
la diffusion partout
de Pierre-Yves, et bon, et maintenant,
le 30 septembre, mais en
primeur sur Patreon, ça arrive,
c'est déjà arrivé le 20 septembre.
Pour vous donner un exemple, si ça vous
tente d'avoir les épisodes d'avance, si
vous voulez avoir un contact privilégié où on
pourra se parler, vous pouvez vous abonner
sur Patreon.
Maintenant, évidemment, je dois
remercier les partenaires.
Karine Jonca, qui vous offre d'ailleurs
un code promo. Ouvre ton jeu 15.
Eros et compagnie,
aussi un code promo.
C'est 15 % de rabais si vous achetez en ligne.
C'est la même chose pour Karine Jonca.
Ouvre ton jeu 15 pour Karine Jonka. Alors, ouvre ton jeu 15 pour Karine Jonka
et juste rose 15 pour Eros et compagnie.
Et pour OptoRéseau, c'est un rabais de 100 $
à l'achat de verre réactif à la lumière.
Vous pouvez aller dans les 85 cliniques
du 16 septembre au 31 octobre 2024.
Évidemment, je ne suis pas seule.
J'ai une équipe, Caroline Dionne, par exemple,
à la coordination,
David Bourgeois à la mise en ligne,
Jonathan Fréchette à la création numérique,
Maëlle Ledvin à la captation,
que je remercie.
Ils sont d'une patience incroyable.
Et maintenant, place à cet homme que j'ai vraiment Ils sont d'une patience incroyable. Et maintenant, place
à cet homme que j'ai vraiment...
Il s'est passé quelque chose.
J'ai l'impression de le connaître maintenant.
J'ai l'impression que le
comptable spécialiste de la finance
a laissé place à l'homme
qui est Pierre-Yves McSween. Alors,
je vous le présente. Ça commence maintenant.
Des fois, la papissière dit « Tu fais quoi ici?
Qu'est-ce que tu cherches à régler? Je ne suis même pas encore capable de lui dire tout.
Imagine, c'est une personne qui est payée
pour être confidentielle.
Tu n'es pas capable encore de lui dire tout
parce que c'est trop ancré en toi?
Il y a des affaires, il y a une chose à la fois
qu'il faut régler dans la vie.
C'est la première qui m'a dit,
t'as peut-être un trouble de déficit d'attention
et d'hyperactivité.
As-tu déjà pensé à ça?
Pourquoi tu dis ça?
J'étais en première classe, j'avais eu des problèmes au travail.
J'étais un créatif, je suis performant.
Elle dit, c'est ça l'erreur.
Elle dit, toi, tu as vu l'hyperactivité de ta génération,
c'est-à-dire les enfants qui montaient ses mœurs
et qui étaient braves de se contrôler.
Toi, ce n'est pas ça. C'est dans ta tête, l'hyperactivité.
Elle n'est pas physique.
Tu sais, il y a des enfants hyperactifs qui sont incapables.
Oui, c'est ton cerveau qui a la bougeotte.
C'est son physique. Moi, c'est le cerveau.
Pendant que je te parle, j'ai une deuxième conversation
avec la prochaine question.
Ouvre ton jeu est présenté par Karine Jonka.
La référence en matière de
soins pour la peau, disponible dans
près de 1000 pharmacies au Québec.
Le jeu de table Ouvre ton jeu
est disponible partout en magasin
et sur rendolf.ca.
Notre invité, là,
il m'a tapé ses nerfs à quelques reprises
avec « En as-tu vraiment besoin? »
parce que moi, j'avais toujours
eu l'impression que j'avais besoin d'un paquet d'affaires
et en même temps, il m'a fait comprendre
qu'effectivement, cette question-là peut être pertinente à quelques moments donnés. J'ai l'impression qu'onavais besoin d'un paquet d'affaires. En même temps, il m'a fait comprendre qu'effectivement, cette question-là peut être pertinente
à quelques moments donnés.
J'ai l'impression qu'on ne le connaît pas tant
dans sa vie privée.
Il est-tu aussi gratteux et chiche
qu'il semble l'être?
Moi, j'ai envie de savoir, c'est qui derrière
Pierre-Yves McSween? Salut, Pierre-Yves.
Salut, mais toi, déjà en partant,
cette image-là, elle est surfaite
parce que, dans le fond, je dis qu'il faut bien gérer
ses finances.
Puis qu'on peut faire des choix de dépenses une fois qu'on a bien géré
ses finances. C'est pas une question d'être gratteux.
C'est une question de dépenser à l'âge où t'as le droit de dépenser.
Oui, mais tu sais, moi, tu m'as confronté
avec ton livre.
Moi, je dépense en masse. Je dépense plus que le 3 quarts du monde au Québec.
Mais j'ai 45 ans.
C'est ça que je dis.
Crée-toi une valeur financière,
optimise tes finances quand t'es jeune,
puis à 40 ans, dépense, tu vas mourir.
Mais qu'est-ce que t'as fait avant 40 ans?
Je te donne un exemple. Moi, j'avais des affaires de base,
comme des principes, que tu mets 20 % de ta paye
brute de côté à 20 ans. T'as pas d'enfant,
t'as pas d'obligation,
t'as besoin de moins grand pour ton appartement.
Dans le fond, t'as pas d'enfant.
Faut pas justifier un 5,5 quand t'es deux.
T'es une catégorie. – Mais ça devient d'où, ça,
cette conscience-là? – C'est l'autonomie.
C'est que quand t'as 18-19 ans
puis que t'es autonome financièrement,
tu payes ton appartement, tu payes tes frais de scolarité,
tu travailles l'été, puis c'est comme ça que tu survis.
Mais ça vient de là.
En fait, ça vient du fait que
j'étais autonome en rentrant à l'université.
C'est-à-dire que des fois,
je suis confronté avec le mode de vie d'aujourd'hui
puis je le dis ouvertement.
L'autre jour,
je parlais à quelqu'un. J'ai regardé la fille
de ma blonde qui a 17 ans et je me disais,
aïe, rien. On n'est pas
en même place.
À son âge, moi, j'étais déjà
super responsable à travail,
à gagner ses sous, tout ça. Mais moi, j'étais déjà... Bon, tu sais, super responsable à travail, à gagner ses sous, tout ça.
Mais moi, j'étais dans un mode de... Bon, il faut que je double mon salaire.
Il faut que je gagne ma vie.
Il faut que je paye mon université l'année prochaine.
Il faut que je m'arrange.
Il faut que je paye mon appartement.
Et donc, à 18 ans, moi, j'étais parti de la maison.
Parce qu'on revient à l'époque
où les gens faisaient pas une heure de route
pour aller à l'université.
Je venais de Valleyfield, donc... Quand tu viens de Valleyfield, tu t'inscris à l'Université de Montréal pas une heure de route pour aller à l'université. Je venais de Valleyfield, donc quand tu viens de Valleyfield,
tu t'inscris à l'Université de Montréal,
c'est terminé, t'as un appartement.
C'est pas « Ah, je vais voyager ça tous les matins. »
Moi aussi, j'étais comme toi.
J'étais allée en appartement jeune à cause des études.
Ben, penses-y.
Mettons que je partais de Valleyfield tous les matins.
C'est complètement faux en budget,
c'est de prendre une voiture plus le gaz.
Mais surtout, c'est que tu prends une heure et demie
pour y aller, une heure et demie pour revenir,
trois heures par jour fois cinq jours par semaine.
T'es rendu à 15 heures de non-études
par rapport aux autres qui sont dans ta classe.
C'est sûr que les appartements étaient quand même
plus abordables que maintenant pour les jeunes.
C'est drôle, j'ai fait un...
Je suis allé sur TikTok comme une vieille personne qui
essaie d'être cool.
Cette année, je suis retourné voir l'appartement
69-60 Burnham
où j'avais loué la première fois à Montréal
en 1998.
Le quartier n'était pas comme aujourd'hui,
parce qu'ils ont défoncé la station de service,
ils ont fait un pont en tout remont,
puis parc extension, ils ont fait un parc,
ils ont fait un campus universitaire
à l'autre bord. Moi, à l'époque, c'était
pas beau, puis pas...
Et donc, je suis arrivé là-bas, puis je me souviens encore du prix.
C'était 575 $.
On n'oublie pas que le salaire
est encore en bas de 7 $.
Il ne faut pas oublier que si le salaire a doublé,
minimum, il faut que les appartements aient doublé.
Donc, si je te dis aujourd'hui,
un appartement de, je ne sais pas moi, 1150 $
dans Parc Extension, est-ce que c'est cher?
C'est proportionnel au salaire.
Les gens ont des billets d'ancrage.
Tu n'as pas l'impression que ça a quand même plus augmenté
que les salaires ont augmenté?
Les salaires minimums avaient augmenté de 10 cents.
Là, on l'a augmenté de 7 % l'autre fois.
Donc, il faut voir ça aussi.
On a augmenté les salaires minimums d'une pièce.
Tu penses qu'on économise? On y arrive?
Non, la vie est plus difficile
parce que le coût d'acquisition des immeubles est plus grand.
Ça, c'est sûr. Proportionnellement.
Moi, à mon époque, 10 000 $, c'était beaucoup,
mais avec 10 000 $, t'avais une mise de fond
de quelque chose.
À chacun. Avec la CHL,
tout ça. Mais le point est le suivant.
C'est que ça me coûtait 575,
mais je dormais dans le salon.
Aujourd'hui, tu dirais à un
ado qui devient adulte, bon, tu vas aller dans le parc extension,
tu vas être mal isolé,
puis tu vas dormir dans le salon.
Avec un paravent.
C'est pas super.
T'as un lit simple, un paravent à l'ordinateur.
Je peux pas dire que c'était le grand luxe,
mais ça, ça a été le fondement
de ma réflexion financière.
Si je peux vivre comme ça,
après ça, ça peut juste mieux aller. Le ma réflexion financière. Si je peux vivre comme ça, après ça,
ça peut juste mieux aller. Puis j'ai dit tout le temps,
le confort, c'est comme une drogue.
Si tu prends un niveau de confort, tu reviens pas en arrière. Donc, avant de commencer
dans le confort, gagne-le.
Donc, je te donne un exemple. J'ai
loué une voiture électrique l'année passée
pour des raisons que les voitures usagées étaient rendues
bien trop chères, pour la valeur
qu'il y avait fondamentalement.
Là, je vais louer pour une fois. Dans ma vie, je vais louer.
Je vais regarder le marché de l'électrique.
C'est comme conduire un go-kart.
Je ne peux plus revenir en arrière.
Ça répond bien trop bien.
C'est bien trop le fun à conduire.
Là, j'ai un confort.
Tu crées un besoin.
J'ai un confort nouveau.
Je sais que c'est dur de revenir en arrière.
C'est comme quand revenir en arrière.
C'est comme quand tu as mangé dans un bon restaurant dans ta vie.
Tu comprends que tu as mangé moins bon avant.
Tu n'as plus le goût de revenir en arrière.
Donc, moi, des fois, je me dis, tant qu'à aller manger une brochette de poulet sur du riz puis une salade,
moi, le faire chez nous, ça va être meilleur.
Donc, tu commences dans le moins de confort
pour aller vers plus de confort.
Mais tu vas te suivre ton rythme.
Oui, mais là, je dépense beaucoup
parce que la patente est la suivante.
J'ai des enfants, je veux leur payer une vie
qu'ils méritent ou que je veux avoir
et je ne veux pas qu'ils aient le stress financier.
Mais tes amis, à l'époque, ils te font...
Mais ils sont tous comme moi.
Moi, je viens d'un milieu
où mes amis avaient vécu la même affaire que moi.
Là, on était coloc.
Je veux dire, on avait...
Écoute, je me souviens très bien.
Est-ce qu'ils se mettaient 20 %
de leur salaire brut de côté?
Ça dépend, mais je pense qu'il y a
beaucoup de monde de ma génération
qui l'ont fait parce que
si tu viens d'un milieu semblable,
tu as la même réflexion.
Mais la vie financière est distincte
pour plein de monde.
Je vais te donner un exemple.
Je n'attends pas d'héritage.
Quand tu n'attends pas d'héritage,
c'est pour ça que moi, la retraite,
j'y pense beaucoup plus que d'autres.
Il y en a d'autres que je connais qui n'ont jamais eu à payer leur maison
parce que ça a été un don de leurs parents.
Tu comprends-tu qu'on ne peut pas regarder les voisins?
Moi, j'ai ça que je dis tout le temps.
Regarde ta situation personnelle,
puis c'est celle-là qui va être la tienne.
Tu as tellement raison par rapport à ça.
Oui, tu as raison.
Moi, une fois, je travaillais dans une équipe,
puis il y avait une membre de l'équipe
qui était peut-être dans la trentaine,
puis qui disait, moi, je n'ai pas besoin d'accepter tous les contrats parce que quand mon père
va mourir, j'aurai un héritage.
Ça m'avait... Parce que moi, je suis comme toi,
je n'ai jamais pensé à l'héritage
et je ne le pense toujours pas.
Ça m'avait fait comme, ça, c'est une drôle
de vie, par exemple.
T'attends comme la mort de ton parent
pour passer à go et réclamer
200 $. Bien, c'est étrange à quelque part,
mais c'est vrai que ça... En tout cas,
dans ce cas-là, j'avais l'impression que ça
déresponsabilisait... Bien, ça enlève
beaucoup d'anxiété financière, parce que si tu sais
que t'attends un million, t'as pas
besoin de penser à ta retraite. La personne qui est
à côté de moi qui va arrêter de 20 millions, ou 2 millions,
ou 1 million, ou 500 000,
prochainement, bien, sa retraite
est accumulée. Et donc, mon 20 %
dont je te parle...
C'est pour ça ton autonomie. C'est de là que ça part.
C'est de dire, je suis responsable de moi-même,
mais il n'y aura pas de cadeau qui va arriver.
Il y a un côté aussi, règle du jeu, je n'étais pas tant comme...
Quand j'étais plus jeune, c'était une optimisation financière
pour arriver à la fin de l'année, parce que je me souviens,
je payais mon université, puis rendu
en avril, j'allais à la banque parce que je n'avais pas de reprise de bourse.
Fait que je rentrais à la banque, puis là, je disais,
bon, je vais prendre le marge de crédit pour finir l'année.
Donc, de avril à mai, là, j'étais dans la marge de crédit.
Là, je travaillais l'été dans une usine,
puis là, je payais ma marge de crédit,
j'accumulais après ça un dépassement.
Et là, je repartais l'année suivante.
Et donc, quand je regarde ça aujourd'hui, je me dis,
j'ai passé des années
avec, je me souviens, la première année,
j'avais 9800 $ de budget
pour l'année en 98,
ce qui est peut-être l'équivalent aujourd'hui de,
je ne sais pas moi, 15-20 000.
Et je me suis dit, bon, mon appartement
me coûte, mettons, 200 par
mois le loyer, plus le téléphone,
Internet, la 4.3 par seconde.
Et bon, quand j'arrivais à la fin de l'année,
il fallait que je paye, mais là, il est arrivé quelque chose.
Je suis rentré à l'université en 98
avec la naïveté de penser que je pourrais m'en sortir
avec les laboratoires informatiques de l'université.
Et donc, d'aller faire tes travaux dans les labs,
je sais que les plus jeunes ne peuvent pas comprendre ça,
mais à l'époque, il y avait des labs,
puis on allait faire nos travaux d'informatique
dans les laboratoires.
Ils étaient tous occupés. Là, on allait faire
nos travaux très tard le soir pour avoir un ordinateur
disponible. Puis, à un moment donné, j'ai pris 2000
piastres. – Tu t'es acheté un ordinateur.
– Mais 2000 piastres, c'est 20 % de mon
budget annuel. Donc,
imagine un jeune aujourd'hui se disait
« Aujourd'hui, tu peux avoir un ordinateur de base pour
500 $ dans le temps. »
C'était 2000.
Il n'était pas portable. C'était une tour avec un écran.
Moi, c'était 3000. Je suis plus vieille que toi.
C'était 3000, mais il était gros.
Mon premier portable était 3300 $.
C'est fou, ça.
Quand tu y penses, c'était 2000 sur 10000.
Donc, c'était 20 % de mes actifs annuels.
Elle est là.
C'était en dollars de l'époque.
C'est comme si j'avais un étudiant aujourd'hui,
achète-toi un ordinateur de 5 000 $.
L'étudiant dirait, voyons donc,
5 000 $ pour un ordinateur.
Fais que, qu'est-ce que t'as fait?
T'as moins mangé?
Non, j'ai fait de la marge de crédit.
J'ai utilisé la marge de crédit.
Et l'été suivant, j'ai été chanceux.
J'ai eu une promotion à l'usine.
C'était drôle.
J'ai eu une promotion à l'usine
qui a fait en sorte que j'ai eu un poste
d'espèce de gestion.
Et ça m'a permis de payer la marge de crédit, de payer l'usine qui a fait en sorte que j'ai eu un poste d'espèce de gestion et ça m'a permis de payer
la marge de crédit,
de payer l'année et de cotiser à Montréal.
Imagine, j'ai cotisé à Montréal
en deuxième année d'université.
Deux troisième. Donc, j'avais,
quand je suis sorti de l'université, j'avais des dettes
et des réheures.
Ça ferait un beau titre de livre, hein? Des dettes et des réheures.
Des dettes, j'adore ça. Est-ce que t'es prêt à ouvrir ton jardin?
Oui, parce qu'on n'a pas commencé encore.
On n'a pas commencé, mais j'aime ça.
Tu entends parler d'argent.
Ça fait du bien.
Je parle beaucoup.
Honnêtement, l'éducation financière,
c'est vraiment un manque.
Oui, mais là, tu vas aller ailleurs, j'imagine.
Oui, on va parler d'autres choses.
Il y a un niveau vert, Pierre-Yves.
Le niveau vert, c'est des questions générales.
Facile?
Assez facile.
Ça va dépendre de toi.
Moi, je ne connais pas toute ta vie, mais ce jeu-là t'appartient. Donc, il y a des questions générales. Facile? Assez facile. Ça va dépendre de toi. Moi, je ne connais pas toute ta vie,
mais ce jeu-là t'appartient.
Donc, il y a des questions qu'on va retrouver, évidemment, dans d'autres jeux.
Mais il reste que
ce mix-là de questions, c'est le tien.
Jaune, on devient un peu plus personnel.
Rouge, on pourrait dire que c'est personnel.
Rouge, c'est-tu comme...
Est-ce que c'est comme les feux
de circulation, c'est-à-dire qu'à rouge, c'est
rough?
Pour certains, oui.
Il y a des gens pour qui répondre à n'importe quoi, ça va.
Il y en a d'autres, on sent que c'est plus complexe.
Ça, c'est les questions et rosses et compagnie.
Questions et rosses et compagnie, exactement.
C'est peut-être celle-là que je suis le plus ou le moins gênée.
Moi, j'ai très, très hâte d'aller là.
Et la question opto-réseau que je vais te poser à la fin.
Mets-tu un joker?
Donc, si à un moment donné, je vais trop loin... Je veux pas y aller, je vais arrêter ça.
Tu peux l'utiliser une fois.
Donc, c'est un peu comme...
C'est un mulligan au golf.
C'est-à-dire qu'il faut pas que j'en abuse au départ
parce que ça se peut qu'à la fin, j'en regrette d'avoir...
Ça se peut que tu le regrettes exactement.
Y a-tu des invités qui restent avec leur joker?
Oui, la plupart.
Ah oui, OK.
C'est plutôt rare l'utilisation.
Ça veut dire que t'es une personne gentille.
Mais quand ils l'utilisent, par contre, je le respecte et je passe
à une autre. Je le sens que...
Ça sous-entend quelque chose. Si j'utilise mon Joker,
ça sous-entend que je ne veux pas être là, donc c'est un sujet
épineux. Oui, mais je n'irai pas.
Je ne vais pas traverser la ligne. Je respecte ça parce que
déjà que tu viennes ici, que tu te prêtes
au jeu, c'est énorme. Après ça,
il y a des affaires des fois qui sont plus délicates et qui...
Je ne veux pas non plus que tu partes et que... Je vais fâcher. Mais pas que tu sois fâché, c'est que,. Après ça, il y a des affaires, des fois, qui sont plus délicates et qui... Je veux pas non plus, tu sais, que tu partes, puis que...
– Je suis fâché. – Mais pas que tu sois fâché,
c'est que, mettons, ta blonde écoute ça,
ou... – Oui, je comprends. – Pourquoi t'as dit ça, tu sais?
– Ça, ça arrive souvent.
Non, mais c'est surtout que là, j'ai mon jeu, tu sais,
quand je joue aux cartes, on monte pas ses cartes, mais là, tu sais que j'ai un joker.
– T'as un tas de jokers, exactement. Alors,
le niveau vert, tu les brasses, tu peux les brasser sur la table.
Tu vas m'en donner 5.
– Moi, j'aime ça. – T'aimes ça, hein. Tu vas m'en donner 5. Moi, j'aime ça.
Tu vas m'en donner 5.
Tu vas en choisir une auxquelles tu vas répondre et je vais en choisir une aussi.
OK. Répète ça.
Tu vas m'en donner 5 que tu choisis.
Je peux regarder?
Non, tu ne regardes pas en tout.
Je vais en donner 5 en ligne.
1, 2, 3, 4, 5.
Je les lis.
Tu sais que je suis un gros joueur de 500.
Moi, il y a un jeu de cartes que j'adore, c'est le 500.
Fait que là, tu as l'impression de jouer aux cartes.
Oui, puis c'est moi qui distribue,
mais le problème, c'est que je contrôle pas le jeu.
Là, c'est moi qui les lis, par exemple.
Qu'est-ce que je fais avec celles-là?
Tu t'en fous.
Tu les laisses là.
Tu les garderas, tu vas les apporter chez toi.
Tu pourras jouer avec chez toi.
Là, oui, c'est ton jeu.
Je te les lis.
Je vais en choisir une auxquelles tu veux répondre,
puis après, je vais en choisir une auxquelles tu devras répondre.
OK.
OK?
OK?
Quelle importance accorde-tu
au regard des autres? Quel est ton
pire défaut? Comment réagis-tu
à l'autorité? Quelle est ta plus
grande peur? De quoi es-tu le plus fier?
Mon Dieu, c'est toute facile. C'est vert, ça.
C'est vert, exact.
Quelle est ta plus grande peur?
Je ne sais même pas.
Comment réagis-tu à l'autorité? Tiens, ça, c'est une bonne pour moi,
si tu veux aller à quelque part.
Je suis une personne qui est très docile d'enfance
parce que j'ai été élevé dans un monde judéo-chrétien
où il y a le bien et le mal.
Et j'ai comme adhéré à ça très vite.
C'était facile, il y avait des règles de vie.
Il y a le bien, le partage, puis le mal, l'égoïsme.
Tu comprends un peu.
Est-ce que c'est une famille qui était plus religieuse
que la moyenne?
En fait, c'est une question d'âge.
Moi, mon père a 80, ma mère a 78. Et c'est une famille qui était plus religieuse que la moyenne? En fait, c'est une question d'âge. Moi, mon père a 80, ma mère a 78.
Et c'est les derniers...
Je te dirais que c'est la dernière génération
qui a vécu à la messe tous les matins.
Que leurs parents étaient...
Du côté de ma mère, je te dirais que les parents,
je ne les ai pas connus, ma grand-mère a décédé trop jeune.
Mais du côté de mon père,
le curé disait à ma grand-mère qu'elle ne devait pas empêcher la famille. On est à cette époque-là. Et donc, ma grand-mère a décédé trop jeune, mais du côté de mon père, le curé disait à ma grand-mère qu'elle
ne devait pas empêcher la famille. On est à cette époque-là. Et donc, ma grand-mère, Léona, a eu
un enfant à 49 ans. Donc, après son fils. Ce qui est drôle, c'est que ma cousine la plus vieille
est plus vieille que son oncle. Donc, ta grand-mère était enceinte après.
Ma grand-mère était une dame
qui était soumise comme tout le monde
à cette époque-là, mais qui me semble avoir été
une femme de tête qui
se serait libérée de ça bien plus
que son mari, j'avais l'impression.
Tu sais, quand je regardais mon grand-père et ma grand-mère
quand j'étais jeune, j'avais l'impression que
mon grand-père avait le stress de nourrir
13 bouches, plus lui et sa femme, donc 15 personnes
avec son salaire de monsieur. Puis ma grand-père avait le stress de nourrir 13 bouches, plus lui et sa femme, donc 15 personnes avec son salaire de monsieur.
Puis ma grand-mère était comme la force tranquille
qui l'empêchait de craquer, j'imagine.
C'est ma vision.
Écoute, je n'ai que des souvenirs
de mon grand-père affaibli par le diabète
puis très nerveux avec l'argent.
Puis ma grand-mère, elle faisait des miracles.
Elle avait un...
Tu sais comment ma grand-mère gérait son budget?
On dit retombe dans l'argent, tu vois.
Il y avait des enveloppes, puis elle avait une enveloppe pour le linge,
une enveloppe pour... Elle s'empruntait
à ses enveloppes, elle transférait à ses enveloppes. C'est mes parents
qui m'ont expliqué ça. Mais on revient à la base. Fait qu'il y a ça.
Fait que mes parents servaient à... Mon père servait
à la messe. Tu sais, à l'époque, les Québécois, je peux pas s'en rendre
compte, mais les Québécois n'allaient pas à la messe
tous les dimanches. Ils allaient à la messe tous les jours
avant d'aller travailler. Puis il y avait des messes
le matin, puis l'église était pleine.
C'était probablement le meilleur business model de l'époque,
c'était d'être curé.
Mais c'est pour ça qu'il y a autant d'églises au Québec.
Des fois, on peut se poser la question, parce que maintenant, il y a plein d'églises,
il ne se passe plus rien. Mais tu sais, comme à Rivière-du-Loup,
il y a trois mégas églises.
Ils sont incroyables, mais c'est parce qu'il y avait du monde,
à un moment donné, qui était là.
Donc, mon rapport à l'autorité, parce que je suis un peu TDA.
Je viens de t'expliquer un peu.
Moi, j'étais élevé d'un des parents qui ont vécu cette époque-là.
Donc, eux-mêmes m'ont baptisé, première communion,
confirmation. J'ai fait le petit
page à l'église, tu sais, quand tu t'en vas
soulever l'enfant Jésus à Noël.
J'ai fait toutes les célébrations du pardon.
Comment tu appelles ça? Le dimanche
des rameaux, le mercredi des sangles.
Tout ce qui passe à Pâques. Mais Pour ma génération, c'est limite.
Il y en a qui ont fait quand même.
Moi, j'allais à la messe tous les dimanches.
J'étais obligé.
Mais je n'étais même pas assez rebelle.
Tu étais-tu habillé propre?
Ah oui.
Moi, ma mère mettait des pantalons de corduroy.
Le corduroy.
Tu comprends?
Mais le point qui est drôle là-dedans,
c'est que je suis en rébellion contre ça,
mais donc je respectais.
Tu sais, je n'aurais plus juste allé au parc.
Tu sais, quand je disais à ma mère,
je vais aller à la messe de bonheur,
je vais m'en débarrasser. Je n'irais pas aller au parc une heure
comme mon ami Martin peut revenir à la maison.
Donc, je suis dans cette dernière génération-là
qui a vécu ça. Tu vois, un de mes amis, c'est MC Gilles,
puis MC Gilles a vécu ça aussi.
Donc, on respecte le patrimoine,
mais moi, j'étais en rébellion comme ça.
Mes enfants ne sont pas baptisés.
Tu te questionnais par rapport à ça.
Ah oui, c'est sûr. Moi, je disais à ma mère,
je ne questionnais pas.
Mais tu as tous tes frères et tes soeurs. J'ai c'est sûr. Moi, je disais à ma mère, je ne questionnais pas. Moi, j'étais...
Mais tu as tous tes frères et tes soeurs.
J'ai deux soeurs.
Mais ce que je veux dire par là,
c'est pourquoi par rapport à l'autorité,
c'est que je respectais l'autorité.
J'étais docile.
Mais à un moment donné,
je n'ai jamais eu de rébellion d'adolescent.
Je n'ai jamais eu de rébellion d'adulte.
J'ai fait ce que j'avais à faire.
Moi, il y a le bien.
Je respectais les conventions.
Mais à un moment donné,
tu apprends à optimiser ta vie en fonction des conventions.
Donc, la convention, c'est que si
tu n'épargnes pas, tu es dans la rue, parfait,
je vais respecter les conventions, moi et Paris.
Donc, le rapport à l'autorité,
la seule affaire,
c'est qu'en vieillissant de moment donné, tu passes de
l'incertitude d'être un travailleur qui veut
faire sa place. Moi, je viens de l'époque où tu avais
peur d'être au chômage. Parce que
les plus jeunes aujourd'hui n'ont pas ce stress-là.
Nous, c'était le chômage.
C'était récession-chômage. C'était les deux sujets
que je regardais Montréal ce soir aux nouvelles.
Récession-chômage, dollars canadiens.
Et il y avait
beaucoup de gens au chômage qui perdaient leur emploi
puis qui cherchaient un emploi. Puis quand t'avais le parent
de tes amis qui était au chômage,
c'est comme un peu s'il y avait la faiblesse
pendant une couple de mois, qu'il y avait la faiblesse pendant une couple de mois,
qu'il y avait des difficultés dans la famille.
Et donc, ma plus grande peur,
c'est de ne pas avoir de job en sortant de l'université.
Et donc, cette peur-là,
il faut en sorte que tu respectes l'autorité.
Je suis content que tu te crées une valeur assez grande pour dire, c'est bien beau, je respecte les règles,
mais les règles disent, à un moment donné,
tu crées ta valeur marchande, puis tu ne te fais plus avoir.
Au début, tu travailles pour quelqu'un d'autre
et après, tu peux demander des augmentations de salaire
et tu peux demander d'avoir des responsabilités
et tu peux demander.
J'ai un rapport à l'autorité respectable,
mais si l'autorité abuse de son pouvoir,
là, tu me perds.
Si tu me mens, tu me perds.
Si tu me manipules, tu me perds.
Il y a un cas qui a déjà dit à un de mes partenaires d'affaires,
Pierre-Yves, il est intelligent.
Tu as juste à lui dire la vérité, ça va aller bien mieux que si
tu le bullshites. Donc, mon rapport à l'autorité
est, si tu me prends pour un épée,
je vais avoir un mauvais rapport à l'autorité
avec toi. Si tu me dis, regarde, voici la
situation, voici ce que je te donne, voici ce que je peux faire
pour toi, puis je n'irai pas plus loin que ça, puis
je trouve ça beaucoup plus honnête, puis tu vas
avoir plus ma fidélité. C'est niaiseux, hein? Si tu me dis, je vais te payer de temps, voici ta responsabilité, tu n'irai pas plus loin que ça. Je trouve ça beaucoup plus honnête, puis tu vas avoir plus ma fidélité.
Si tu me dis que je vais te payer de temps,
voici ta responsabilité, tu n'auras jamais ça.
Je vais respecter ça.
Puis je vais peut-être être justement dans une relation
et dire, OK, c'est ça que tu peux me donner.
J'aime la fréquence de cette franchise-là.
J'aime la transparence.
Mais tu es capable de la recevoir aussi.
Ah oui, tout à fait.
Maintenant, mon employeur, j'ai rencontré
un futur client potentiel l'autre jour,
puis il me dit, ce qui est le fun avec toi,
c'est que t'as pas besoin de te flatter dans le sens du poil
puis de t'expliquer la vie
puis de faire semblant que t'es la huitième merveilleuse du monde.
Je te résume ça dans d'autres mots,
mais je vais le paraphrase dans ça,
mais il dit, si je suis transparent avec toi,
tu vas être transparent avec moi.
Fait que j'ai pas de fausses réponses.
Donc, si tu me poses une question,
je vais te donner la réponse.
Alors, mon rapport à l'autorité est bon,
mais j'ai un petit côté TDA.
Des fois, quand je stick sur quelque chose,
ça peut être fatigant, tu sais.
J'ai comme une obsession, tu sais,
comment je peux dire ça dans les termes plus clairs?
Si je surfocus sur quelque chose,
je vais vraiment surfocusser.
Et donc, je vais me donner à 100 %
pour ou contre quelque chose, négresse.
J'ai un grand sentiment...
Tu vas vouloir que ça change.
Bien, je donne un exemple.
Si je me rends compte qu'il y a une iniquité
entre les gens avec qui je travaille et moi,
à leur défaveur, je vais les défendre.
Ce qui n'est pas vraiment intelligent
dans un rapport à l'autorité.
Par exemple, si je travaille avec quelqu'un
et je dis...
On est tous des contrats, on est tous des fournisseurs.
Je connais la valeur marchande de la personne
au niveau professionnel, je connais la mienne.
Je dis... Je gagne trop bien ma pièce par rapport à cette personne-là et cette personne-là ne la gagne pas assez bien. on est tous des fournisseurs. Je connais la valeur marchande de la personne au niveau professionnel, je connais la mienne puis je dis,
je gagne trop bien ma pièce par rapport à cette personne-là puis cette personne-là, elle ne la gagne pas assez bien.
Je vais lui dire,
regarde, tu pourrais
aller chercher tant de plus selon moi
puis joue-les comme ça.
Puis à l'autorité, je vais dire, je pense que vous abusez
de cette personne-là ou je pense que ça n'a pas de sens.
Fait que je ne m'amène pas de mes affaires des fois
dans l'autorité.
J'ai le bâton du pèlerin, des fois, que j'aimerais juste
le laisser chez nous. Il n'y a personne qui ferait ça
pour moi. Donc, pourquoi je fais ça?
C'est vraiment cave, des fois. Mais ce n'est pas grave.
Moi, quand je me lève le matin et que j'ai un miroir...
Tu es capable de te regarder dedans.
Bien, c'est ça.
Mais là, tu m'amènes quand même...
C'est beaucoup de réponses.
Tu m'amènes quand même sur ce qui s'est passé.
Je ne sais pas si tu as quitté
ou on t'a fait quitter, mais...
On m'a fait quitter. On t'a fait quitter le 98.5.
On va le nommer. Tu aimes nommer les choses.
Je ne veux pas te mettre dans l'autre chose. Par exemple, ce n'est pas du tout
le bon. En fait, c'est de la notoriété
publique qu'on a mis fin à mon
contrat.
Qu'on a dit à la miable.
À la miable, ça veut dire quoi? Ça veut dire
qu'il n'y a personne qui a claqué la porte.
Ça veut dire qu'il y a quelqu'un
qui décide de venir faire un contrat
d'une part et d'autre, mais que les deux sont
satisfaits des termes de fin.
Moi, c'est comme ça que je lis à la miable.
À la miable, ça ne veut pas dire que ça tentait
de me faire un contrat. À la miable, ça veut dire
dans les circonstances, si on me fait
mon contrat et qu'on respecte les clauses du contrat,
je suis...
La meilleure des situations.
Mais donc, est-ce que ça a un rapport
avec la façon que tu réagis à l'autorité?
J'ai 45 ans. Je viens de l'avoir.
C'était ma fête, en fait.
Merci. 45 ans, puis c'est drôle,
j'ai écrit le livre Liberté 45.
Dans le livre Liberté 45, je dis, 45 ans, c'est l'âge
où tu peux dire non.
T'as assez de solidité
pour avoir du pouvoir
de décider de ta vie,
mais en même temps, il reste encore assez de temps
pour que tu ailles de quoi devant toi.
Et donc, à un moment donné,
si on me met devant un faux dilemme de dire
tu ne peux plus faire ce pour quoi on t'avait engagé,
bien là, on a signé un contrat toi et deux.
Si vous ne voulez pas le respecter,
on va l'arrêter là.
Et vice-versa, si tu essaies de me faire faire autre chose,
je vais te dire non, moi, j'ai signé ce contrat-là.
En toute franchise, vous avez dit ça, j'ai dit ça,
on a fait ça.
Si le deal ne tient plus,
bien, s'ils me disent après ça, nous, c'est ça ou c'est rien,
bien, OK, c'est terminé.
Donc, en somme, je ne peux pas donner les détails du contrat,
mais je peux dire qu'on a mis fin à mon contrat
en respectant les clauses contractuelles.
Et tu t'es affirmé?
Je ne me suis pas affirmé, j'ai accepté
la situation. T'as accepté la situation, mais...
Mais je ne sais pas pourquoi,
je ne sais pas pourquoi, ni comment,
ni les tenailles aboutissantes.
Dans une organisation, tu as plusieurs forces.
Tu as les gens qui travaillent,
surtout dans le média. Tu as les gens
devant la caméra, derrière la caméra,
ou derrière le micro, ou devant le micro.
Tu as les gestionnaires, tu as les actionnaires,
tu as des jeux de coulisses, tu as des équipes informelles,
tu as des équipes formelles.
Donc, qui a travaillé fort pour que le vent
soit dans ma face ou dans mon dos?
Parce que d'un point de vue business, je ne la comprends pas.
C'est d'un point de vue purement business,
si je suis un gestionnaire, je m'assois
et j'essaie de régler tout ça parce que
tout le monde a perdu là-dedans.
Eux, moi, partout.
En même temps, je peux pas te dire que j'ai tant perdu
que ça parce que présentement, ça fait quatre semaines
que je me lève à six heures et demie au lieu de quatre heures.
Je vais te dire, hé là là,
ça fait du bien. Donc, c'est ça.
J'ai-tu assez résumé?
Oui, oui, oui.
Les gens vont comprendre. Tu sais, tu dis que je ne suis pas un gars transparent
pour dire une chose. Quand tu as ce genre d'entente-là,
il y a des choses que tu ne peux pas dire.
Ah non, mais tu as signé. Non, mais c'est juste
dans le sens que... J'ai signé une entente, puis il y a
des contextes, puis il y a des clauses dont je ne peux pas parler,
mais vous comprendrez que je suis CPA
et que je ne vais pas aller
dans une émission de télévision, faire
mon point, puis descendre quelqu'un
ou un groupe pour refuser un chèque à un moment donné.
Mais c'est juste intéressant de t'entendre
dire qu'à 45 ans, j'ai pu...
J'ai pu accepter ça.
Puis dire, avec une grande maturité aussi.
Bien, tu sais, avec des...
C'est sûr que les premières semaines, des fois,
tu dis, voyons, ça n'a aucun sens, tout ça.
Mais en même temps, tu te dis...
Bien, c'est ça. c'est comme quelqu'un
qui se fait laisser, tu peux crier
détruire la réputation de l'autre personne
tu peux détruire
l'autre personne dans tout le réseau
professionnel, personnel, tout ça
mais c'est ça qui va arriver quand même
de deux choix, tu brailles sur ton sort jusqu'à la fin de tes jours
puis tu restes seul ou tu te dis
ben genre, regarde en avant
il y a tellement de mouvance, peu importe le milieu,
il y a tellement de mouvance que des fois,
c'est des individus qui sont là à ce moment-là
qui ne seront plus là.
Oui, c'est ça qu'on dit tout le temps.
C'est ta deux bosses de revoir ta job.
Non, mais c'est vrai que tu peux retravailler
avec quelqu'un.
Des fois, il faut être diplomate,
il faut accepter les choses.
Ça ne veut pas dire qu'on n'est pas en maudit.
Un bon exemple, on a vu à l'époque
les francs-tireurs Benoît Dutrisac et Richard Martineau.
Ils ont arrêté de travailler ensemble
et ils ont recommencé plus tard.
Des fois, les heures se déplacent et ils se replacent.
Oui, c'est ça.
Il y a beaucoup d'humains.
C'est ça l'affaire.
Je te dirais qu'il y a des gens aussi qui pourraient, des fois,
prendre un pas de recul.
Ce n'est pas parce qu'il y a des gestionnaires
qui devraient se dire,
je travaille pour qui? Je travaille-tu pour mon poste?
Je travaille-tu pour le bien
de la station ou de l'entreprise?
Je travaille-tu pour le bien d'un individu ou peut-être
d'un autre? Dans tout ça,
s'il y a une situation
et à la fin tout le monde a perdu, ce n'est pas une bonne situation.
Non, non, c'est sûr.
Merci beaucoup. Je vais te poser la question,
à quelle importance accordes-tu au regard des
autres? Ça, c'est hypocrite
de dire que ça te fait rien.
Parce qu'on est d'accord, on est tous humains.
On veut tous être aimés. Le problème, c'est que j'ai compris
très jeune que tu peux pas être aimé de tout le monde.
Donc, ça, ça...
Qu'est-ce qui te fait comprendre ça?
De toute façon, au secondaire,
c'est drôle, la vie est faite bizarre.
Si tu as beaucoup d'argent quand tu es jeune,
tu as le réflexe des fois
de travailler moins fort pour survivre.
Si tu n'as pas le regard des autres jeunes,
tu n'y es pas habitué.
Et donc, moi, c'est comme un CPA
qui est dans son cubicule ou son bureau
au centre-ville, dans une tour,
qui fait de la TV,
c'est deux ans, tu ne sais pas.
Et le fait d'avoir travaillé longtemps
sans reconnaissance,
c'est-à-dire que t'as pas de reconnaissance du public
quand tu rentres, tu fais un état financier.
Moi, j'ai travaillé de nuit jusqu'à 4 heures du matin
le matin avec mon ami Paul-Antoine,
puis on a livré le rapport annuel d'une banque canadienne
en se couchant, puis en se relevant une heure plus tard.
On faisait tout ça pour un rapport annuel réglementaire,
puis pour les actionnaires de la compagnie,
puis les sociétés cotant en bourse.
Mais à la fin, tout ce qu'on avait, c'était merci.
C'est ça.
Donc, quand t'as pas la reconnaissance,
parce que t'as une vraie job,
quand t'arrives dans le milieu des médias,
t'es dit, aïe, aïe, aïe.
Il y a du monde ici qui ont jamais travaillé,
puis c'est pas sans dire jamais travaillé, c'est-à-dire qui n'ont jamais
vécu la réalité
de ne pas être reconnu
je veux dire, quand tu fais un travail
dans le monde hors média
ben, tu fais ta job
quand t'as une paye, tu rentres chez vous, puis il y a personne
qui t'écrit le soir pour te dire que t'as fait une bonne job
personne t'applaudit dans un gala
et donc
c'est ça qui forge
ce que je suis. C'est-à-dire, d'un côté, le regard
des autres est important comme tout le monde. C'est-à-dire que
des fois, j'ai de la peine parce que j'ai de la haine complètement
gratuite pour aucune bonne raison. Je dis, vous ne me connaissez
pas pour dire ça. Mais d'un autre côté,
si tu penses juste au regard des autres,
tu ne peux pas être transparent, tu ne peux pas être
honnête et tu ne peux pas être intègre.
Donc, si tu travailles juste pour le regard des autres, tu vas
devenir une boule d'égo qui va juste être,
qui va vouloir être aimée de tout le monde
et tu ne diras jamais les vraies affaires alors que moi,
j'ai un petit côté un petit peu plus
trop radical au niveau de
je vais te dire franchement ce que je pense.
Mais c'est radical dans la mesure où tu...
Pas radical, pas...
Dans le sens où tu le penses.
Je ne vais jamais féliciter quelqu'un
pour un mauvais show.
Un bon exemple, c'est
un show de théâtre.
Les gens ne savent pas, mais un show de théâtre ou un film,
c'est comme la cour.
Tu as les rois qui présentent leurs pièces de théâtre
et la cour et les courtisans viennent les voir
pour les féliciter parce que ça fait partie.
Puis là, ils sortent de la cour
et là, c'est les vraies affaires qui se passent.
Ah, c'était vraiment bon.
Ils sortent de là. Ah, c'était bien.
Moi, je ne suis pas capable de faire ça.
Si c'est bon, je vais te le dire. Si je ne te le dis pas,
je vais te dire que c'est correct. Je ne vais pas aller
dire à quelqu'un que c'est extraordinaire ce que tu fais.
Je ne sais pas si tu as remarqué, dans notre monde,
les gens se parlent
sur Internet et disent « Ah, t'es donc bien magnifique,
t'es donc bien belle, t'es donc bien fin, t'es donc bien extraordinaire.
Coudonc! Tout le monde est extraordinaire.
Il y a 22 trophées,
mais il y a 12 personnes. Calmez-vous.
Il n'y a rien d'exceptionnel tous les jours.
Donc, le regard
des autres, c'est ça. C'est un peu ça.
Je vais loin un peu.
Ça, c'est juste les verres.
C'est juste les verres.
Non, mais j'aime ça.
J'apprends à le connaître. Mais chez toi,
dans ta famille, est-ce que vous aviez des sous ou pas du tout? C'aime ça. J'apprends à te connaître. Mais chez toi, dans ta famille,
est-ce que vous aviez des sous ou pas du tout?
On était corrects.
Mes parents, c'était deux.
Ma mère, c'était mon... Parce que tu as parlé de l'école.
Oui, mais c'est parce que mes parents étaient deux fonctionnaires.
Mon père était au collégial
et ma mère était directrice d'école.
Mais avant ça, elle était prof.
Ça allait bien.
C'est juste que disons que le timing où moi,
je suis arrivé à l'université, il fallait que je sois à ton âme.
Je comprends.
Des fois, il y a des situations de vie qui font en sorte que...
Moi aussi, ça a été comme ça dans ma famille.
On a eu des belles années.
On a eu un bord de l'eau.
Mais il est arrivé un moment donné où est-ce que
le contexte économique...
Mon père avait un peu d'immeuble, puis là, c'était rendu serré.
Puis là, dans le fond, il est arrivé des affaires.
Puis là, on fait comme...
Disons qu'à 10 ans, je là, c'était rendu serré, puis là, dans le fond, il est arrivé des affaires, puis là, on fait comme bon, bien là,
disons que à 10 ans, je ne me préoccupais pas de ça, mais à 18 ans,
je m'en préoccupais beaucoup. Donc,
c'est ça qui... Mais ce n'est pas
je n'ai manqué de rien.
Tu n'as manqué de rien, mais ça a quand même forcé l'autonomie
jeune. Bien, en fond, ce que je veux dire, c'est que
dans le fond, la seule affaire que je peux te dire, c'est que je n'avais pas de REE,
puis je n'avais pas... Mes parents, quand ils m'aidaient
à l'université, puis ça, c'était vraiment apprécié. Mon père travaillait à l'extérieur
parce qu'il avait une job à l'extérieur.
Des fois, il passait par Montréal, pis là,
il m'apportait des tiplats pour manger.
Pis des fois, moi, j'avais un lavoir, pas loin,
je fais souvent mon lavage, là, mais des fois, mon père, il passait
pis le vendredi, pis il ramassait mon linge.
J'imagine mon père, là. Il partait de l'Assomption.
Pis là, il passait à Montréal, pis là, il faisait
le tournée de ses enfants, qui étaient à peu près tous dans le même secteur,
pour ramasser des affaires puis de revenir apporter
fait que mon père puis ma mère nous aidaient
d'une façon différente
j'avais une amie puis j'en venais plus
mon père il s'en était pas compte mais je réalisais
que lui il s'était appelé le trafic pour venir porter
les affaires puis mais
j'avais une fille qui était dans ma classe son père
puis il faut revenir en dollars de l'époque
son père il donnait 350$ par mois
moins de 350$ par mois ça pay, 350$ par mois, ça payait
mon appartement, ma
pause de métro, mon
Internet, mon téléphone, une partie de ma
bouffe. Puis moi, c'était pas
ça que j'avais. J'avais de la bouffe un peu, j'avais
de la vache.
Puis je veux pas, parce que j'haïs ça,
aller là, parce que
mes parents m'ont fait manquer d'absolument
rien. Tu comprends-tu? Puis je n'ai pas été dans la pauvreté, jamais manqué de rien.
J'ai eu de l'autonomie jeune.
C'est ça, mais moi, ce que tu racontes, je trouve, c'est la vraie vie.
C'est tout le monde qui vit ça, en fait.
Tellement. C'est pour ça que j'insiste sur le REE.
C'est pour ça que j'en parle pour les parents.
Oui, je le sais. Moi non plus, il n'y avait pas de REE.
Puis, tu sais, dans le fond,
quand j'ai eu des enfants,
moi, c'est là que c'est devenu important
de mettre des sous de côté.
Mon gars, il y a 10 ans, il a 45 000 $.
Il va, je le regarde, puis je dis, mon petit tabarouette.
Dans son REE.
Oui, parce que je mets juste le maximum annuel,
mais maximum, plus 30 %, plus le rendement.
Je réalise qu'à 10 ans, il y a 45 000 $.
C'est pas parce que j'ai fait un rendement exceptionnel.
Tout Québécois qui met 208 et 33 pour un enfant par mois va avoir ça. Mais 208 net, c'est pas parce que j'ai fait un rendement exceptionnel. Tout Québécois qui met 208,33 $ pour un enfant par mois
va avoir ça.
Mais 208 net, c'est de l'argent.
Donc, je ne me sacrifie pas tant que ça,
mais je me dis, ça, je vais être fier.
Il va arriver à l'université
et il va avoir un cash d'ordre de maison.
C'est ça que c'est.
Oui, c'est vraiment de l'économie.
Mais c'est vrai que c'est quand même
beaucoup de sous par mois.
Oui, c'est 208 net.
Mais c'est le rendement qui rapporte le plus
dans tout ce qu'on peut.
Je te dirais que c'est l'équivalent d'une petite épicerie chaque mois,
dans le fond, que je mets pour lui quand j'y pense.
Puis on le fait même chose pour son frère.
Mais c'est un effort de moins de 15 ans.
C'est 14 ans et quelques semaines.
Oui, mais sûr que quand il va aller à l'université, il va avoir ce qu'il a besoin.
Un DEP aussi, c'est drôle.
Je me disais, c'est ton gars, mais tu ne dis pas.
Oui, tu as raison.
S'il fait un DEP, dès qu'il fait des études postsecondaires,
en dedans d'un an, on peut retirer les montants.
Puis le capital m'appartient.
Et moi, j'ai l'intention de le donner,
mais si je ne donne pas,
ça va être une question de choix.
Puis moi, on m'a besoin, peu importe.
Mais c'est fou, le capital.
Moi, je l'ai oublié, ce 200 piastres-là.
Il n'est plus à moi.
Dans ma tête, il est à mon gars,
mais il est à moi, le capital, légalement.
Lui, il n'a le droit qu'à l'usufruit et la subvention.
On tombe dans le jaune.
Niveau jaune. Tu brasses et tu m'en donnes 4.
4?
Oui.
Je vais en choisir une.
En fait, tu vas en choisir une et je vais en choisir une.
Je vais mélanger comme les enfants,
parce que c'est des grosses cartes.
Oui, c'est des grosses cartes.
Est-ce que tu as déjà essayé de manipuler pour...
Tu es comme une magicienne,
puis tu te dis, OK, je vais m'arranger
pour qu'il prenne cette carte-là.
Non.
4? Regarde, on fait ça de même.
2?
Comme aux 500, je mélange toutes.
Il va t'en manquer une, c'est ça.
OK, on y va. À quel moment
as-tu dû te tenir debout?
Quel trait de caractère as-tu
hérité de ta mère? À quel
moment de ta vie aurais-tu souhaité que le temps
s'arrête? Qu'est-ce que tu n'as
pas reçu de tes parents et qui t'a manqué?
Je vais répondre à tout ça si tu veux.
Vas-y. À quel moment...
As-tu dû te tenir debout?
Depuis un an,
chez mon employeur,
depuis un an, j'ai dû me tenir debout
selon certains principes. Comme dirait
mon ami M. Gilles, c'est drôle, on a vécu des affaires
différentes, mais il y a des choses qui sont...
Quand il y a des choses qui choquent tes valeurs,
il faut que tu te tiennes debout
et que tu te dises, cette situation-là ne me convient pas.
Ça ne respecte pas mon intégrité.
Donc, je me tiens debout.
Et ça a un prix.
Je te reçois à mon podcast, il y a peut-être,
ça fait quelques semaines, mois.
Oui, ça ne fait pas si longtemps.
Écoute, je te reçois, le podcast va super bien,
tout va bien. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que...
Tu sais, des fois, tu vas te tenir debout à un prix.
Oui.
Je suis content parce qu'il faut que tu sois prêt à l'assumer et je l'assume très bien. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que... Tu sais, des fois, tu vas tenir debout à un prix. Oui. Puis ça,
je suis content parce qu'il faut que tu sois prête à l'assumer, puis je l'assume très bien.
Quel trait de caractère as-tu hérité de ta mère?
L'anxiété. Ah oui?
T'es anxieux, toi? Moi, je ne savais pas
que c'était ça. Tu sais, moi, des fois, je travaille beaucoup.
J'ai plusieurs employeurs. Je fais plusieurs affaires.
Je me mets sous tension. Alors, il y a des choses que j'appelais
du stress qui étaient de l'anxiété.
Puis il y a des choses que... Écoute, je suis all étaient de l'anxiété. Puis il y a des choses que...
Écoute, je suis allé chez le psy pour ça.
Moi, dans le fond, c'est que le moment où tu parles et que tu es...
Tu sais, quand tu restes...
Il se parle de quoi, puis cette affaire-là prend trop de place
dans ta tête. Comme un petit hamster qui tourne.
Mais ça, c'est de l'anxiété.
Mais moi, je n'avais jamais mis le mot là-dessus.
Parce que quand je voyais du monde dire
« Ah, je suis anxieux », tu sais, les gens ont l'air dans un spleen
d'anxiété. ils sont tout le temps comme
l'angoisse, puis c'est caricatural
dans ma tête. Mais quand je te parle d'anxiété,
c'est de
t'en faire avec quelque chose, puis ça
te trotte. Donc, moi et ma mère,
on se ressemble, je trouve, là-dessus un peu.
Je ne veux pas dire que ma mère a fait de l'anxiété, mais je te dirais que
s'inquiéter pour s'inquiéter des fois
sur des affaires...
Quand tu as eu des enfants, est-ce que ça l'a augmenté?
Pas tant à ce moment-là.
Je te dirais que...
Je pense qu'on fait de la projection.
Alors moi, l'adolescence, ça n'a pas été une période facile
de confiance, de...
Tu sais, la situation économique, la situation personnelle,
la situation...
Tout n'était pas super dans ma tête d'ado.
Donc, je fais de l'anxiété
pour mes... Je veux leur éviter
toute cette période-là où tu sous-estimes
ce que t'es. C'est-à-dire que t'as
cinq années où, si t'es pas le capitaine
de l'équipe de football, t'es pas...
T'sais, il y a une question de croissance
aussi là-dedans. Donc, j'essaie de...
Je voudrais comme protéger mes enfants de la haine
humaine, mais tu peux pas faire ça.
Ça, c'est... C'est sûr qu'ils vont vivre une bonne vie. Je sais que l'anxiété aussi, c'essaie de... Je voudrais comme protéger mes enfants de la haine humaine, mais tu ne peux pas faire ça. Ça, c'est...
C'est sûr qu'ils vont vivre une bonne vie.
Je sais que l'anxiété aussi, c'est que ça...
Parce que dans le Marie-Club, la plateforme numérique,
on parle beaucoup d'anxiété, entre autres avec Serge Marquis
qui écrit « Pense ou hier le hamster ».
Oui.
Moi, je travaille chez...
D'abord chez Saint-Jean-de-Sterre.
Puis « Pense ou hier le hamster »,
je pense que c'est transcontinental,
mais le gars qui a géré ça à l'époque,
c'est lui qui avait publié « Pense ou hier le hamster ». « Pense ou hier le hamster », c'est transcontinental, mais le gars qui a géré ça à l'époque, c'est lui qui avait publié Pensez-vous l'art de l'Amster.
Pensez-vous l'art de l'Amster, c'est génial,
parce que c'est justement cette espèce de métaphore.
Oui, absolument.
Puis tu sais, lui, c'est un médecin spécialisé
en médecine communautaire.
Il est arrivé dans le milieu de travail,
puis là, il a découvert l'anxiété de performance,
l'ego démesuré de plusieurs employés
qui leur faisaient faire des burn-out.
Et c'est comme ça que c'est intéressé à l'anxiété.
Puis tu sais...
C'est des mécanismes.
Tu finis par découvrir c'est quoi de l'anxiété
puis tu te fais des mécanismes.
Puis tu ne vis pas ton moment présent quand tu es anxieux
parce que tu es dans tes scénarios catastrophes.
Pourquoi tu penses que j'ai autant une obsession
sur optimiser mes affaires?
C'est que je veux prévenir tous les coups.
Et donc, ça, je te dirais
que c'est ce qui fait en sorte que je pense
par exemple à mes enfants avec l'intelligence artificielle
puis la mondialisation,
quelles sont leurs chances de vivre la même vie
que j'ai vécue.
J'ai appris à mettre ça comme
« OK, là, je suis en train de surpondérer quelque chose. »
Donc, je me fais une petite liste de choses.
Faut que là, faut que tu fasses, faut que tu te ramènes.
Je te donne un exemple. Cette année, j'ai donné ma piscine.
C'est quand même fou.
On se baignait à passer, puis on avait une autre activité l'été.
Puis j'ai dit « Ma piscine, il faut que je change la toile.
Elle me génère de l'anxiété.
Il faut que je la gère à tous les jours, puis il n'y a personne qui se baigne dedans.
On est ailleurs l'été.
Je vais la donner. »
Donc, j'ai mis sur Internet, dans un groupe,
« Je donne ma piscine, mon chauffe-eau, mon nouveau système au sel, tout ça.
Il faut juste la déménager, puis payer une nouvelle toile. » Les gens ne comprenaient pas. Ils. Je donne ma piscine, mon chauffe-eau, mon nouveau système au sel, tout ça, il faut juste la déménager et payer une nouvelle toile.
Les gens ne comprenaient pas. Ils donnent,
sa piscine est encore bonne.
Moi, là, ça m'a fait du bien.
Donc, je me suis payé le luxe
de jeter une piscine
dans la cour de quelqu'un à l'autre.
Mais est-ce que
quand tu as décidé de consulter,
c'était plus difficile?
Non, mais c'est parce que quand, à un moment donné,
moi, je ne veux pas...
Le fardeau de comment tu te sens.
Tu sais, à un moment donné, tu deviens lourd sur des affaires.
Je n'ai pas décidé de consulter pour ça.
C'est qu'à force de parler avec une psy,
puis tu sais, moi, quand j'étais petit,
je vais te mettre ça à la base,
l'aide psychologique, c'est que tu entends des problèmes.
Alors que moi, je vois ça comme un check-up.
J'investis dans ma santé mentale.
Donc, j'ai le luxe de pouvoir me payer un psy,
parce qu'on s'entend, un psy au privé, c'est cher.
Puis mon syndicat de l'UDA me donne pas beaucoup de redevances,
de remboursements d'assurance.
Donc, ça me coûte cher d'aller voir le psy,
mais je vois ça comme de l'hygiène mentale.
Comme des gens vont voir le médecin une fois par année pour se rassurer.
Comme des gens vont faire entretenir leur mécanique. Moi, d'ailleurs, je pense que dans le système public,
on devrait vraiment avoir plus de psychologues.
Ça coûterait une fortune parce que moi, c'est un luxe.
Parce que des fois, la psy, elle dit, tu fais quoi ici?
Qu'est-ce que tu cherches à régler? Je ne suis même pas encore
capable de lui dire tout.
Imagine, c'est une personne qui est payée
pour être confidentielle. Tu n'es pas capable encore de lui dire tout
parce que c'est trop ancré en toi?
Il y a des affaires, une chose à la fois
qu'il faut régler dans la vie.
C'est la première qui m'a dit,
t'as peut-être un trouble de déficit d'attention
et d'hyperactivité.
T'as-tu déjà pensé à ça?
Pourquoi tu dis ça?
J'étais en première classe,
j'avais eu des problèmes au travail,
j'étais un créatif, je suis performant.
Elle dit, c'est ça l'erreur.
Elle dit, toi, t'as vu l'hyperactivité de ta génération,
c'est-à-dire les enfants qui montaient ses mœurs
et qui étaient braves de se contrôler.
Toi, c'est pas ça, c'est dans ta tête, l'hyperactivité.
Elle n'est pas physique.
Il y a des enfants hyperactifs qui sont incapables.
C'est ton cerveau qui a la bougeotte.
Moi, c'est le cerveau. Pendant que je te parle,
j'ai une deuxième conversation avec la prochaine question.
Oui, parce que là, t'es a vu.
Non, mais c'est-à-dire comment...
Puis je m'en rends compte professionnellement
parce que quand les gens me parlent,
ça ne va jamais assez vite.
Je suis toujours en train de les couper
parce que ça ne va pas assez vite.
Parce que tu es déjà rendu ailleurs.
Parce que je...
Comment tu fais pour arrêter ça?
Bien, c'est justement quand tu es conscient
de ne pas avoir un problème.
Puis ça me fait vraiment de la peine
parce que je vois ça comme un défaut de fabrication.
Mais en même temps, je suis capable de produire
parce que j'ai cette créativité-là
qui est liée à
la capacité d'aller vraiment vite.
Mon ami dit, tu n'écris pas un livre, toi, tu le chies.
Non, mais dans le sens que, il dit,
les idées se créent tellement vite, les lignes se font tellement vite
dans ta tête. Moi, je ne suis pas capable de faire ça,
mais quand je te revise, par exemple,
tu vas partout.
C'est ça.
As-tu pensé à la médication?
J'y pense de plus en plus, mais c'est comme un...
Tu sais, quand tu parles de psy,
ce serait comme un aveu d'avoir un défaut de fabrication.
Je sais que c'est une mauvaise
vision de la chose.
Je sais.
C'est parce qu'aujourd'hui, ça me fatigue qu'on voit
que tout le monde a des défauts de fabrication, puis on veut mettre un diagnostic sur tout. Oui, c'est vrai qu'il y en a beaucoup de diagnost'achat. Je sais. C'est comme... Parce qu'aujourd'hui, ça me fatigue qu'on voit que tout le monde a des défauts de fabrication
puis on veut mettre un diagnostic sur tout.
Oui, c'est vrai qu'il y en a beaucoup de diagnostics, effectivement.
Tu sais, dans le fond, c'est en voyant
mon fils, peut-être, je me dis peut-être que mon plus jeune,
il a peut-être un peu comme moi.
Je vois mes deux gars puis on met des défauts.
Je sais pas si tu connais Annick Vincent.
Annick Vincent, c'est...
J'espère que je dis le bon nom, mais Annick,
on l'a reçu d'ailleurs dans le Marie-Claude, on a fait des ateliers sur le TDA et TDAH.
Elle écrit deux livres, entre autres,
« Mon cerveau a besoin de lunettes »
et « Mon cerveau a encore besoin de lunettes ».
C'est ça, j'ai lu ça.
Alors, c'est la plus grande spécialiste.
Puis, tu sais, elle dit toujours,
c'est comme la bougeotte des idées,
c'est que ça ne l'arrête jamais.
Et jamais off.
C'est ça, exactement. Ce n'est pas que je suis
en train de prôner la médication,
mais quand il y a une souffrance
reliée à ça, quand il y a un état qui est relié
à ça, il y a quand même ce qu'elle
appelle les lunettes. C'est justement
cette médication-là.
Il y a beaucoup de... Il y a des forces aussi.
Parce que moi, j'ai eu des gens
dans ma famille qui ont pris de la médication forte
dans mes tentes, mettons, pour d'autres troubles. Puis, pour moi, j'ai eu des gens dans ma famille qui ont pris de la médication forte dans mes tentes, mettons,
pour d'autres troubles.
Puis, pour moi,
ça a heurté ma perception
de la médication.
C'est ça, c'est un dosage et un travail à faire.
C'est des affaires beaucoup plus hard, mais ça a joué sur leur santé
parce que ça a détruit leur système.
Parce qu'à l'époque, tu sais,
j'ai un prix de jacob de ça, mais tu sais,
ma psy, elle m'a dit, là, j'ai dit tout ça,
mes pré jugés,
parce que je dis, dans le fond, je suis premier de classe.
J'ai pas...
C'est-tu l'actualité de performance?
Puis maintenant, mais quand j'étais à l'université,
je voulais performer.
Je sais pas pourquoi, je surpondérais
l'importance des notes.
Exemple, un moment donné, il y avait un prof de finance.
J'avais une obsession d'avoir 100 %
à l'université dans un cours de finance,
mathématiques, finance, ce n'est rien. C'était juste un objectif
que je m'étais donné.
Le prof, c'est un cours d'un crédit.
Il y avait 400 exercices à faire, je vous ai tout fait.
Le prof, il fait
un examen. J'arrive à l'examen
et la solution,
elle ne se peut pas. C'est-à-dire,
si la personne met tant de côté,
puis a tel rendement, puis elle veut retirer tant
à partir de tel âge,
à quel âge elle n'aura plus d'argent?
C'est parce que la réponse, elle ne fonctionnait pas.
Il y en avait à l'infini. Il avait fait
une erreur dans son énoncé, puis il s'était trompé.
Les formules mathématiques ne fonctionnaient pas.
Donc, j'ai pas eu mon
100 %, parce que j'ai dit,
ne se résout pas ce problème-là, il va jamais
manquer d'argent.
Mais, fait qu'il y avait une erreur. Ça m'avait fâché. C'est une niaiserie, j'ai obs, ne se résout pas ce problème-là, il va jamais manquer d'argent. Mais il y avait une erreur.
Ça m'avait fâché. C'est une niaiserie.
J'ai obsédé sur quelque chose.
Tu t'en souviens aujourd'hui? Tu me le racontes.
Ça, c'est l'affaire que tu ne sais pas sur moi,
mais j'ai une mémoire qui fait peur.
Je me souviens de détails
complètement inutiles de la vie.
Ça, ça me fâche parce que
j'oublie des affaires importantes.
Comme là, pour venir ici, je me suis mis deux rappels
parce que c'est ça qui me fait réaliser. J'ai toujours mis le fait que j'oubliais certaines affaires parce que j'oublie des affaires importantes. Comme là, pour venir ici, je me suis mis deux rappels.
Parce que c'est ça qui me fait réaliser.
J'ai toujours mis le fait que j'oubliais certaines affaires parce que j'avais trop d'affaires.
Mais si quelqu'un m'avait appelé pour aller au restaurant
juste avant de venir ici,
j'aurais fait comme rente en plein.
« Ah oui, on va aller au restaurant. »
J'aurais oublié le rendez-vous.
J'oublie ma psy, imagine.
Ma psy, elle dit « t'es TDA? »
Je dis « pas tant », puis je l'oublie.
C'est drôle quand même. Puis c-tu ce qui m'a un peu...
Stassia m'a regardé.
Elle dit, moi, je prends de la médication.
Hé, là, ça a changé ma perception.
T'as une femme intelligente, première de classe,
doctorante, psychologue
qui te dit...
Je te regarde, là. Je veux pas faire
de diagnostic médical, mais...
Tu sais... Là, je peux lui poser
des questions en toute confidence.
Qu'est-ce que ça fait quand tu en prends?
Qu'est-ce que ça fait si tu ne le fais pas?
Et ça, je trouve ça... Pour moi, c'est niaiseux.
C'est un échec d'accepter ça.
C'est comme si... Je ne suis pas encore
rendu là. Je ne me suis pas fait diagnostiquer.
Je n'ai rien fait de ça.
Mais tu en parles quand même aujourd'hui.
J'en parle parce que quand tu vieillis,
on dirait que les symptômes sont pires.
Mais je veux dire, tu as quand même une phase d'acceptation.
Oui, parce que ce n'est pas la lèpre au centre.
Non, mais il y en a tellement.
Moi, j'ai une fille qui a un TDAH.
Je vais te dire,
elle, dans son cas,
je fais attention parce que je sais que la médication,
ce n'est pas tout le monde,
mais dans son cas, ça a changé sa vie attention parce que je sais que la médication, c'est pas tout le monde, mais dans son cas,
ça a changé sa vie.
Puis elle-même, elle l'a dit, c'est pour ça que je me
permets de le dire, elle,
elle s'est dit, je suis
intelligente. Parce qu'elle
doutait de son intelligence. Quand même,
ça va loin, c'est pour ça que je me dis, quand il y a de la
souffrance, quand il y a un manque d'estime,
il faut quand même
investiguer davantage. La psy m'a dit, dans le fond,
elle dit,
tes premières classes, tu t'en rends pas compte.
T'as toujours eu des bonnes notes, tout ça, donc t'as réussi à canaliser
ton énergie dans l'étude, dans tout ça, mais
elle dit probablement que ça t'a pris plus
d'efforts que si t'avais été
sur la médicamentation.
Médicamentation, mon Dieu,
tu vois?
Fait que, elle dit... T'es-tu tannée, là? Je capte ça assez, ton attention. Non,ication, mon Dieu, tu vois. Oups, là.
T'es-tu tannée, là?
Je captue ça, ton attention. Non, mais tu sais, parce que...
Oui, je comprends.
La médication, elle dit, t'aurais été comme une machine.
Mais j'ai peur de perdre mes sparkles.
J'ai peur de perdre la créativité.
Parce que si je deviens hyper focus,
je vais perdre ça.
Je vais t'envoyer les liens des ateliers
qu'on a fait avec Annick Vincent, parce qu'elle parle précisément de cette crainte-là des créatifs. Mais tu peux arrêter ta médication perdre ça. Je vais t'envoyer les liens des ateliers qu'on a fait avec Annick Vincent parce qu'elle parle
précisément de cette crainte-là des créatifs.
Mais tu peux arrêter ta médication sur l'affaire.
C'est que tu peux décider de le prendre pour ton travail.
Non, mais elle, ce qu'elle dit, c'est
tu perds pas tes sparkles.
C'est qu'ils arrivent au bon moment.
Mais tu les perds pas. C'est que tu les
focuses, tu les concentres.
Je t'enverrai ça parce que c'est...
Les gens qui nous écoutent, pour vrai,
si vous avez des préjugés jeunes,
parce que moi, je n'ai pas eu de problème à l'école,
mais il y en a qui ont des problèmes à l'école. Moi, je n'ai pas eu ça.
Parce que toi, tu n'as pas
le côté lunatique.
Je n'ai aucun mal.
Le problème, c'est que ça m'a
empêché de
voir ça. Mais je voyais bien
que j'étais différent du reste du monde.
C'est quand que tu te sentais différent?
Je me sens gossant des fois.
Je suis dans un groupe. Je suis chez nous.
Je vais être tranquille, je vais en être plate.
Je vais être dans ma tête. Des fois, ma blonde me regarde et me dit
« Ça va-tu? » Oui, oui.
Parce que je pense... Dans le fond,
je suis préoccupé.
Je suis toujours préoccupé par plein d'affaires.
Je me lève le matin, je pense à l'hypothèque.
Je pense à... Il faut que je fasse...
Il faut que je répare telle affaire. Moi, il n'y a rien de pire que mon duplex
chez nous. Tout le temps en train de voir ce qu'il faut
que je fasse. Ça, c'est pas fait. Faut que je change
le lavabo. Faut que je fasse...
Ça n'arrête jamais. Imagine-toi, tu vas
à la salle de bain, puis tout ce que tu focuses,
tu focuses sur le miroir qu'il faut que tu remplaces
parce qu'il est cassé. Tu fais
que ça toute ta journée.
T'as des to-do listes infinies. Moi, j'ai
un tableau blanc dans ma chambre à coucher. Puis je marque des affaires à faire. Tentation de m'accoucher. Pour pas. Moi, j'ai un tableau blanc dans ma chambre à coucher.
Puis je marque des affaires à faire.
Dans ta chambre à coucher.
Pour pas les oublier.
C'est parce que ma chambre à coucher...
C'est zen dans ta chambre à coucher.
C'est une conférence.
Mettons que c'est les dimensions de ta table.
Oui.
Ici, j'ai un meuble avec mes vêtements.
J'ai un lit double là.
Ici, sur le mur, j'ai un tableau blanc
avec ce qu'il faut pas que j'oublie de faire.
Ici, j'ai un meuble blanc avec toute ma technologie
des micros
des consoles de son
des affaires de guitare
j'ai mes trois guitares sur le mur
j'ai la console de radio dans le coin
j'ai une fenêtre et j'ai un ampli
ça c'est ma chambre à coucher, ça n'a rien à voir avec
Marie-Lou trois fois par jour
c'est l'inverse, c'est une chambre à coucher
fonctionnelle moi et Louis T on est à lacher. C'est l'inverse. C'est une chambre à coucher fonctionnelle. Moi et Louis-Thé,
on est à la même place dans la vie.
J'ai un petit côté,
tu sais,
c'est ma chambre de fantasme
à moi, c'est-à-dire, tous les coins
sont optimisés, ils servent tous à quelque chose.
C'est sûr que Pierre Maillé, le spécialiste du sommeil,
dirait, est-ce que tu dors bien dans cette chambre-là?
Pire que ça, j'ai ajouté quelque chose dans les dernières années.
J'ai ajouté ce que je n'avais jamais fait dans ma chambre à coucher
parce que je ne voulais rien savoir de ça.
J'ai ajouté une télé.
Pas parce que je veux avoir une télé dans ma chambre, parce que je dis qu'il faut séparer
les choses, puis je trouve que c'est dessus plein d'affaires, mais
je voulais que quand mes enfants étaient
couchés, ma chambre à coucher puisse
travailler. Je te donnais une idée. J'ai isolé
ma chambre à coucher avec
de l'haleine en tisson
pour que quand je fais de la radio
ou quand je dors, mes enfants qui seront
à dos un jour pourront faire le partenariat
et je pourrai dormir. J'avais tout planifié.
C'est ça.
Je vous demande si tu frites un peu.
J'aimerais ça voir des images.
Ben écoute, tu peux te la montrer, c'est vraiment...
T'es pas comme Marie-Lou.
Dans le fond, est-ce que tu partages ta chambre
avec ta blonde?
C'est parce qu'elle a sa maison à elle,
puis j'ai ma maison à moi.
Vous avez chacun vos maisons.
J'ai vu François Lambert récemment dire ça sur Internet.
De dire, on est un couple,
mais on vit pas ensemble.
Puis moi, avec des enfants,
c'est deux affaires que...
C'est vraiment...
Il y a plusieurs raisons.
Un, à Montréal, quand tu fais le choix de vivre à Montréal,
si ta blonde a trois enfants, tu en as deux.
Puis tu es en partiel des deux bords.
Tu ne vas pas t'acheter une maison avec six chambres,
ça va te coûter 8 millions de dollars, j'exagère.
Non, mais tu as raison, c'est ça, c'est beaucoup de sous.
L'autre affaire, c'est que mettre des familles ensemble,
c'est forcer des gens à vivre des confrontations
de culture, de façon de faire.
On n'en a pas de chicane sur le ménage,
on n'en a pas de chicane sur l'organisation de la vie,
on n'en a pas de chicane sur la vaisénage, on n'en a pas de chicane sur l'organisation de la vie, on n'en a pas de chicane sur la vaisselle.
On se voit quand
on veut se voir, puis on a ce
cocon familial chacun-là qui respecte
ce qu'on est. T'as pas
de frustration de ça. Mais c'est
un luxe financier. Pas tout
le monde qui peut se permettre ça, mais à Montréal, c'est quasiment
plus un luxe d'avoir une maison, tout le monde regroupé
que non. – Mais en même temps,
ça protège
ton couple peut-être aussi.
Ça protège aussi ma vie de famille.
C'est ça, ta vie de famille, ton couple.
Il y a une valeur à cette protection-là.
Il y a une grande valeur.
Peu importe ce qui arrive dans ta vie personnelle
ou ta vie de famille, ça, c'est mon cocon à moi.
C'est à moi. C'est chez nous.
C'est ma chambre à moi.
Ta chambre, elle ne serait pas comme ça, d'après moi, en couple.
Ça dépend qui tu es.
Mais là, elle est optimisée
elle est drôle ta chambre
c'est sûr qu'il y a la décoration de ma blonde dans sa chambre
mais tu dors bien dans ta chambre
c'est ça qui est important
j'ai aucune difficulté à dormir
une to do list dans une chambre pour moi c'est une première
en fait j'en ai deux
parce que celle sur le tableau
exemple là présentement il y a
faire des accomptes provisionnels il. Parce que celle sur le tableau, exemple, présentement, il y a faire des accomptes provisionnels.
Il a marqué ça sur le tableau.
Il a marqué aussi régler le contrat.
J'ai marqué
faire les procès verbaux de ma compagnie.
Il a marqué...
J'ai payé pour avoir
un casque de vélo qui se plie
dans un Kickstarter il y a trois ans.
J'avais une nouvelle. C'était écrit sur le tableau.
Faire le suivi avec le kickstarter.
Est-ce que tu as un bureau dans ta maison?
Oui.
Dans le fond, le premier étage,
qui est l'étage du bas du duplex,
c'est comme cuisine, salon, salle à manger.
Puis les deux chambres de mes enfants.
C'est deux chambres des maîtres.
Tu descends dans le sous-sol.
Tu arrives devant mon bureau.
Table de ping-pong.
Salle de bain, salle mécanique.
Puis ma chambre qui est dans le fond du garage.
Dans le fond, moi, j'avais un garage qui était
11 pieds par 36 pieds.
C'était bizarre comme garage.
C'était des années 40.
Donc, moi, j'ai coupé le garage en deux. Je ne mettrais jamais
mon auto dans le garage. Puis j'ai fait ma chambre dans le fond.
Moi, je ne savais pas grand-chose de toi.
J'en apprends en tabarouette.
Je ne suis pas pauvre, mais je vis
dans un derrière de garage.
C'est ça, machin.
Puis, sais-tu quoi? Je suis vraiment bien.
Bon, je respire peut-être un peu de radon, mais c'est une autre affaire.
Oui, mais l'important, c'est ça.
C'est que tu es bien, puis tu es bien.
Puis, toi, tu as deux garçons, puis tu es bien avec tes fils.
Ah oui.
Plus ils vieillissent, plus...
En fait, c'est comme on va dire, c'est niaiseux, mais tu sais.
Quand ils ont quel âge?
Ils ont 10 puis 13.
Quand tes enfants en naissent,
bien, c'est des tubs digestifs
et plus ils vieillissent plus c'est des
êtres humains c'est bizarre à dire mais
là j'ai pis mon chum
mon chum de gars qui est mon fils de 13 ans
quasiment je dis sans joke mais
mes enfants maintenant
je redécouvre l'enfance
je vais dire quelque chose un peu quétaine mais
moi je m'ennuie de l'époque
que mon ami Mathieu Moinette, on allait au parc
se lancer à la balle.
C'est le moment de ma vie
qui est dit comme...
C'est de la nostalgie, ça.
Tu viens émotif en pensant à ça.
C'est fou.
Qu'est-ce qui te manque de ça?
C'est la liberté, la légèreté.
MC dit, je t'ai mis au défi
de ne pas brailler. Bon.
Il t'a mis au défi de ne pas brailler. Il. Il t'a mis au défi de ne pas brailler.
Il dit, tu vas brailler.
Je dis, si tu vas me parler de mes enfants,
je vais brailler.
Ben là, non mais...
Tu ne t'attendais pas à ça.
Non, mais ça va, je comprends.
Non, mais c'est que mes enfants, c'est ça.
Les enfants...
Je vais prendre le pot, je vais juste m'essuyer.
C'est que mes enfants, c'est ça.
Quand tu dis c'est ça, on dirait qu'il manque
de mots.
Je vais te laisser revenir.
J'ai pleuré pour mes enfants.
Je pense que
on s'identifie...
Je vois dans mes enfants ce que je suis.
Dans le fond, je me revois à cet âge-là.
Puis j'ai le goût de
rejouer au baseball. Puis de me
foutre de toute la reste. Est-ce que tu le fais?
Oui, mais pas assez souvent. Mais je veux dire,
mon gars, c'est niaiseux à dire, je sais pas
si vous autres êtes de même, mais quand je vais
me lancer à la balle avec mon gars au parc,
j'ai 13 ans.
Puis je me sens
avec quelqu'un de mon âge
puis c'est ça qui est drôle avec mon gars
c'est que j'ai 45 ans, je suis un adulte
je suis responsable
puis
quand je joue ping-pong
avec mon gars, je veux le battre
puis j'ai 12 ans
puis il fait moi un plat, il met coeur
puis je l'écoeure
l'amitié c'est une affaire dans la vie, ouais, puis fais-moi un... Puis là, il met cœur, puis je l'ai cœur, puis...
C'est... L'amitié, c'est une affaire dans la vie,
mais la relation parent-enfant, elle est
immuable.
Tu perdras jamais tes... Mais tu peux perdre des enfants,
tu peux briser les ponts, c'est pas ça que je veux dire.
Ce que je veux dire, c'est...
Mais même si tu brises les ponts, ça reste là.
C'est ça, ça va toujours te rester
à l'intérieur.
T'as pas un échec de vie.
C'est pas vrai, il y a plein de monde qui ont... Mais ce que je veux dire, c'est ça, ça va toujours te rester à l'intérieur. T'as pas un échec de vie. Oui, c'est pas vrai,
il y a plein de monde qui ont... Mais ce que je veux dire, c'est que
c'est devenu
sincèrement l'affaire la plus importante.
Mais tu sais, c'était cliché
de dire ça, tu te dis...
Non, non, eux autres, même si
je suis pas parfait qu'eux autres, même si je suis impatient,
même si des fois, je dis, regarde, comme tous les parents,
t'es à bout de pied, tu leur dis des affaires du genre,
va-t'en dans ta chambre, je suis capable. Peu importe, tu sais, regarde, comme tous les parents, t'es à bout de pied, tu leur dis des affaires du genre.
Va-t'en dans ta chambre, je suis capable.
Peu importe, il n'en demeure pas moins que...
Il y a un drôle de sens à la vie, c'est d'avoir des enfants.
Parce que tant qu'ils ne sont pas nés,
si tu meurs, tout ce que tu as fait n'a pas de sens.
Mais si tes enfants,
ils sont au monde,
puis ils sont là,
si je meurs le matin,
tout le monde me dit tout le temps,
« Est-ce que tu perds tout? » Je pense aux kids.
Ou l'inverse, si je meurs,
puis je n'ai pas profité de ma retraite,
ce n'est pas grave,
mes enfants sont millionnaires.
Tu comprends-tu?
Il y a un but,
c'est de passer à la POC au suivant.
Fait que mettons que je fais ça de même.
Ça, c'est moi.
Ça, c'est mes enfants.
Ça, c'est leurs enfants. Je leur donne une chance.
Puis là, on va donner une chance au prochain.
Je suis en train de jeter mon joker.
Oui, faites attention.
Excuse-moi, je vais m'emboucher.
Mais tes enfants,
quand tu dis à l'âge de 12-13 ans,
quand tu me dis ça...
Je t'enlèverai la chose.
Si tu veux faire du montage,
après, la boîte va être là.
Moi, je m'en fous. Il n'y a aucun montage ici.
Ici, il n'y a pas de montage.
Tout ce qui se passe... Moi, j'aime la transparence,
l'authenticité. Non, il n'y en a pas.
Même quand je faisais de la télé, il n'y avait pas de montage.
Je suis sûr que je vois le raccord déjà.
La boîte de clinique, ce n'était pas là au début.
Elle n'était pas là.
On n'est pas là-dedans.
Mais dis-moi, c'est parce que j'ai aussi l'impression,
oui, c'est le côté papa,
mais aussi cette époque-là de ta vie,
c'est cette
sensation-là aussi qui te rend émotif
de ce que tu as vécu à 12-13 ans
avec ton ami
Mathieu Monette.
Mais on est libre à cet âge-là.
C'est à l'époque, c'est drôle, je me souviens encore.
Quand tu parles de relations d'amis,
lui, ses parents s'organisaient
avec pas grand-chose.
Quand tu me parles, est-ce que tu m'enquêtes quoi que pas?
J'arrivais chez eux,
et à un moment donné, je me souviens, on se rencontre dans la classe
sur le monde à l'air.
Il est à grand côté de moi. Il est comme moi.
Il est moins grand que les autres parce qu'on n'a pas encore grandi.
Puis là, on se regarde
et il dit, je reste au...
Je pense que c'était 107 à vide, la ville reste à même changée
et puis c'est dans la ville. Il dit facilement
ma maison est comme une boîte, c'est comme une cabane
d'oiseaux. C'était comme une forme
de cabane d'oiseaux. Je dis ok.
Je pars en vélo, de moment donné
je passe devant chez eux et moi dans la fenêtre
ils me cognent, ils me disent hey, hey, hey.
On est devenu amis comme ça.
C'était ça.
Quand je vois les dramas de filles d'adolescentes de elle, elle m'a parlé de ça, elle parle de moi dans mon dos. Tu comme ça c'était ça quand je vois les dramas de filles d'adolescentes
elle m'a parlé de ça, elle parle de moi dans mon dos
le petit gars c'était
je joue au basket
lui il avait un panier de basket
on a joué au basket
il me présente son père, ça c'est mon père Gilles
là c'était un clash
lui il appelait son père Gilles
il appelait pas papa
c'est-tu quoi?
je me dis que mon père était un peu tédéa peut-être dans le diagnostic parce que toute. Il n'appelait pas papa. Puis, sais-tu quoi? Je me dis que mon père était un peu TDA, peut-être,
dans le diagnostic, parce que toute ma vie,
j'appelais mon père papa, papa, papa.
Puis là, il est concentré sur autre chose.
Puis quand j'ai rencontré Mathieu Monnette,
j'arrive chez nous, je lui disais,
Yves!
Ah bien, Colin!
Parce que j'avais compris que les gens
qui captaient l'attention de mon père,
c'était les gens qui l'appelaient par son prénom.
Fait que dans le fond, mon père était peut-être un petit peu dans la lune
ou un petit peu surconcentré sur quelque chose.
Ta paix, ça passait tout droit.
Ça passait tout droit, parce qu'il était habitué.
Je disais « Yves, talk! »
À partir de ce moment-là, je l'ai interpellé,
l'appelé Yves, des fois.
Est-ce que tu es le père que tu voulais être?
Ben, non.
Parce que
je vois des fois des pères
saltimbans.
Des amuseurs.
J'arrive l'autre jour au café,
il y a un père qui est avec son enfant.
Il a une bande dessinée.
Alors, à ce moment,
Tristan arriva dans la pièce.
« Oh! » dit-il à son enfant.
Lui et papa passent partout.
Moi, je ne suis pas regardé.
Puis, je n'ai pas toujours la patience.
Je suis, j'opère,
mais j'ai le défaut de mes qualités,
c'est-à-dire que je voudrais,
si j'avais 100 % de liberté financière,
je passerais beaucoup plus de temps
que ça. Mais,
j'aime beaucoup
l'idée d'être travers autonome
puis de pouvoir faire des choses que des parents moyens ne peuvent pas faire.
Exemple, mon gars oublie ses souliers de course.
Moi, j'aurais manqué mon cours d'éducation physique puis j'aurais une retenue.
Moi, mon gars, il m'appelle puis je m'en vais chez nous.
Je prends les souliers puis je vais aller le porter à l'école.
Je suis fier de tout ça.
Et quand il me dit « Papa, je veux vraiment telle affaire »
ou « Je veux vraiment vivre telle expérience,
on va le faire.
Il voulait aller aux Canadiens.
On est allés aux Canadiens.
Puis on est allés dans des bons billets à bord,
puis c'était le fun.
Ça, j'étais content de pouvoir y faire vivre
ce qu'il veut, au moment qu'il veut.
Mais je dirais que t'as papa qui fait plus de sport
que ses fils, un peu plus.
J'en fais pas assez. Pourquoi t'en fais pas plus? Parce que je suis trop préoccupé par mon fils. Un peu plus. Je n'en fais pas assez.
Pourquoi tu n'en fais pas plus?
Parce que je suis trop préoccupé par mon travail.
Je suis trop préoccupé par les obligations financières.
En même temps, elle ne va pas te psychanalyser,
mais tu veux leur laisser un héritage financier à tes enfants.
Je veux leur laisser une table dans le dos,
mais je veux leur laisser des moments qui ne reviendront pas.
C'est ça.
Donc, des fois, moins d'héritage.
C'est ça, j'ai un chalet.
Un héritage émotionnel. un héritage nostalgique.
Là, ils ont les souvenirs d'été au lac.
Ça, c'est important.
On a un chalet avec un accès à un lac.
C'est comme une plage partageante des voisins.
C'est un vieux droit qui date de 100 ans.
Il reste 68 ans au baït de la plage.
Quelque chose du genre.
Et là, mes enfants, on part,
puis on va à la plage. Puis là, je m'assois en dessous du parasol. Puis Et là, mes enfants, on part et on va à la plage.
Je m'assois en dessous du parasol.
Mon gars dit « Viens-tu te baigner à la plateforme? »
Je sais que
pour moi, c'est important
de jouer avec mes enfants.
Des fois, ça ne me tente pas d'aller me sacrer dans l'eau.
Tu comprends que des fois, je suis avec mon petit vodka-soda
sur le bord de la plage.
Je veux juste relaxer.
Je me lève et j'y vais.
Mais j'ai du fun. J'ai vraiment du fun.
Ton enfance, tu la retrouves.
Oui, il faut se pousser dans le dos.
Oui, mais c'est le fun. Tu ne regrettes jamais d'en finir.
Moi, ce que je trouve beau avec les enfants,
c'est tous ces souvenirs-là qu'on crée.
C'est aussi la culture familiale
que tu installes.
Mais c'est surtout que ça ne reviendra pas.
Non, ça ne reviendra pas.
Tu ne peux pas racheter ça plus tard.
Ça me fait capoter parce que mon gars a déjà 13 ans, mon autre 10. Il a juste 5 ans, c'est surtout que ça ne reviendra pas. Non, ça ne reviendra pas. Tu ne peux pas racheter ça plus tard. Puis ça, ça me fait capoter parce que là, mon gars a déjà 13 ans, mon autre 10.
Il a juste 5 ans, c'est un adulte.
Moi, dans 5 ans, je suis parti de chez nous.
Là, j'ai comme une urgence.
Là, c'est ma nouvelle obsession sur mon panneau.
Mais tu crées des rituels,
comme aller au chalet, la plage,
aller au hockey.
Il y a quelque chose.
Puis ça, des fois, c'est mon moment avec papa, ça,
c'est énorme pour un enfant, le moment
avec un de tes parents.
On a créé, nous autres, une habitude, le moment blanche,
c'est que quand notre enfant rentre au secondaire,
on l'amène dans un très bon restaurant, puis on lui fait vivre
une expérience d'adulte de restaurant.
La chose qui est drôle, c'est que là, mon gars
avec l'horaire, puis la garde partagée, tout ça,
puis mon travail, tu sais, j'étais pas encore
capable, j'étais pas encore capable,
j'avais pas encore pris le geste de y aller. Puis là, il rentrait à l'école
deux jours plus tard, en secondaire 2.
Mais moi, j'avais promis d'y aller en secondaire 1.
Alors, par principe, j'ai réservé un mordi soir
puis j'ai dit, on s'en va
à tel restaurant, comme promis,
avant ton secondaire 2,
parce que j'avais promis de le faire.
Mais tu sais, c'est une niaiserie. Je vais le faire une semaine après
ou deux semaines avant.
Mais là, c'est pas mon principe.
Mon intégrité est en train d'être remise en cause.
Il était rendu en secondaire 2
et je n'étais pas là encore.
Deux jours avant qu'il commence l'école.
Tu l'as fait.
Je l'ai fait.
C'est ça, mais les rituels de familial,
il va se souvenir de ça.
Probablement.
Mais sais-tu ce qui est drôle?
On est arrivé au restaurant
et c'est une bonne table.
C'est éclaté,
puis là, il arrive là, puis regarde le menu,
puis il y a des mots qu'il n'a jamais vu de sa vie dans un
menu de restaurant. On est pas à Casagrec.
Et là,
il dit ce qu'il a retenu de son... Puis,
qu'est-ce qu'il a retenu de ton expérience? « Hey, c'est un restaurant
où ils nettoient les tables entre les services. »
Lui, c'est ça
qu'il a retenu. Il a remarqué ça, lui.
Il revenait pas
tu sais si tu vois
Doug
il nous a pas attendu
à monter le service
mais là il fait
hey hey hey
il nettoie les tables
c'est ça
ça s'en souvenait tout le temps
c'est drôle
première fois
veux-tu passer au niveau rouge
alors là tu piges
je vais mettre le
ok
là tu m'en donnes 3
et tu vas en choisir un
ok j'ai choisi pas
tu réponds à une seule question
de ce niveau là
facile
pas si pire c'est facile quand même il y a pas de joker là as-tu négligé et tu vas en choisir une. Tu réponds à une seule question de ce niveau-là. Facile.
C'est facile quand même.
As-tu négligé
certains aspects de ta vie?
Quel est le plus grand sacrifice que tu as eu
à faire? À quels besoins profonds
répond Geneviève?
Tu me demandes d'en choisir un que je vais répondre?
Lui est facile.
Tu peux choisir plus difficile
je vais choisir lui pour commencer
pour commencer, tu veux répondre plus
qu'à une question
ok parfait, as-tu négligé certains aspects
de ta vie
parce que ça répond à ça
à quel besoin répond Geneviève
plusieurs, on s'attend à une conjointe
qui répond à plein de besoins
un besoin profond c'est
un besoin de ça.
Je me suis...
Par anxiété, je me suis probablement
beaucoup négligé la santé,
le droit de penser à moi,
le droit
de vivre de la reconnaissance,
le droit de
tout. Puis elle,
elle me fait faire exemple.
Négliger ma santé,
c'est-à-dire ne pas assez dormir.
Elle me dit là, va te coucher.
Tu as le droit de te reposer.
Tu n'es pas une machine.
Si tu casses, tu n'es pas plus avancé.
Toi, ta machine, ta tête,
c'est ta valeur marchande.
Si tu casses, c'est quoi que tu vas faire?
Donc, attends pas que ce soit ton corps
qui te fasse flancher.
Donc, exemple,
quand tu fais de la radio à 4h du matin,
puis tu te couches à minuit pour travailler tous les soirs,
c'est pas une bonne idée. Donc, ça, c'est un exemple
où me donner le droit de dire,
d'accepter un compliment.
C'est niaiseux. Moi, quand quelqu'un me fait
un compliment, je m'en vais ailleurs.
Tout de suite, tu vas me faire un compliment. Si tu me fais un compliment sur
Internet, ça va me faire super plaisir.
Mais qu'est-ce que ça te fait?
On va revenir au côté judéo-chrétien.
C'est l'humilité que...
C'est comme fou. Tu me dis, mettons,
c'est vraiment bon ce que tu as fait. Oui, mais j'ai eu de la chance.
Tu justifies. Tout le temps.
Tu ne dis pas merci.
Je suis mal à l'aise.
Moi, on m'a appris ça.
À un moment donné, j'étais comme toi.
Il y a quelqu'un qui a dit, au lieu de dire
« Oui, mais toi aussi,
peux-tu juste me dire merci? »
Il m'a appris ça. Il dit « Prends le moment présent.
Quand tu vis quelque chose de bien, arrête de penser à demain.
Quand tu reçois un compliment ou un remerciement,
acquiesce-le, absorbe-le. »
Arrête-toi. C'est vrai que c'est un
bon conseil.
À toutes les fois, quand quelqu'un me dit quelque chose,
il faut que je m'arrête.
Mon premier réflexe, c'est là.
Oui, mais...
De juste dire merci,
on dirait que pour l'autre aussi
qui prend le temps de te faire un compliment,
c'est un peu comme un insulte.
Tu ne reçois même pas ce que je te dis.
C'est que...
Je comprends que ça vient de ton enfant.
Je ne sais pas trop.
Mais ta blonde, elle te l'a fait remarquer.
Tellement qu'elle n'est plus capable.
Elle, ça agosse.
Imagine, elle, c'est négatif.
C'est-à-dire que
jamais être capable d'acquiescer quelque chose
ou de profiter de quelque chose,
ça en devient une frustration.
Elle, elle m'a...
C'est aussi la psy, c'est elle qui m'a...
Elle me l'a trouvé.
La psy a dit, comment tu m'as trouvé?
C'est ma blonde qui a dit, tu vas aller voir un psy,
ça va te faire du bien. C'est non négociable.
C'est pas genre, moi, dans ma maturité,
je vais aller voir un psy. Non, moi, j'ai pas de problème.
Non, tu vas aller voir un psy
et tu vas parler de toutes tes bébêtes.
Mais tu l'aimes, cette fille fille-là pour avoir dit oui à ça
Oui, mais imagine-tu
Je dépense de l'argent
Je vais voir un psy parce qu'elle me l'a dit
Puis ça m'a fait du bien, ça m'a fait réaliser des affaires
Fait que dans le fond
À quel besoin profond, c'est de m'écouter
Donc quel aspect tu négliges dans ta vie
C'est tout
Même la forme physique, je fais du sport
Moi j'étais un gars qui était très sportif au secondaire
Mais au nom de la responsabilité Au nom de pas s'accorder du temps Même la forme physique, je fais du sport. Moi, j'étais un gars qui était très sportif au secondaire.
Mais au nom de la responsabilité,
au nom de ne pas s'accorder du temps pour produire, pour étudier,
je n'ai qu'étudié de 18 à 23 ans.
Je n'ai que travaillé par la suite.
C'est comme d'aller au gym.
Je voyais ça comme...
Oui, c'était important, mais je voyais ça comme...
Après tout le reste.
C'est ça.
De prendre du temps pour moi. L'année passée, j'ai commencé à, je voyais ça comme... Après tout le reste. C'est ça. Puis de prendre du temps pour moi,
comme l'année passée,
j'ai commencé à, des fois, faire des siestes.
Deux fois dans l'année, je me suis permis de faire une sieste.
Là, je suis fatigué, je vais être improductif,
je vais aller lire un livre,
même si je devrais travailler.
C'est le genre d'affaires qu'elle fait.
C'est la même question pour moi.
C'est intéressant.
C'est intéressant.
C'est facile, des questions rouges, mon Dieu.
Non, mais c'est facile, finalement.
Moi, je vais gaspiller mon Joker.
On est rendu au niveau rose.
Joker!
Alors là, tu vas... Écoute, tu as beaucoup de choix.
Il y a six questions, tu vas m'en donner cinq
et on va en choisir qu'une.
Ah, mon Dieu, mon Joker! Je ne peux pas croire que je vais gaspiller mon Joker.
Écoute, on va voir.
Moi, je suis sûr... Regarde, tu m'as fait
de boyer avec mes enfants, tu ne pensais pas ça.
Tu vois comment c'est bizarre.
Parce que ça, ça vient me chercher
dans ma faiblesse,
c'est-à-dire l'enfance.
C'est drôle.
Il y a quelque chose avec la nostalgie chez toi.
Il y a quelqu'un, à un moment donné,
c'est bizarre, quand tu parles de toi-même,
sans en ajouter,
il y a quelqu'un qui m'a dit, comment ça va? Je me suis abroyé. C'est bizarre, quand tu parles de toi-même, sans en ajouter, il y a quelqu'un un moment donné qui m'a dit « comment ça va? »
Je me suis avroyé.
C'est parce que c'est comme si je ne me permets pas
de me demander à moi comment ça va.
Mais tu sais, le moment donné, tu le fais.
Je ne vivais rien de spectaculaire.
Mais c'est comme si jamais personne
me demandait comment ça allait, moi, dans la vie.
J'étais tout le temps en train de m'occuper
de la justice, puis l'équité, puis ma bête,
puis telle mesure fiscale est injuste
pour les familles, puis tout ça.
Est-ce que c'est quelqu'un que tu savais qui allait écouter
la réponse? Ah, pire que ça,
c'est que, tu sais, c'était
même pas quelqu'un que je connaissais.
Parce que c'était
une ligne
d'aide de bureau.
Et si je te demandais comment ça va?
Ah, bien là, ça va bien.
Mais à ce moment-là, ça n'allait pas bien, puis j'ai appelé.
Tu étais chargé. Il y a quelqu'un qui peut
charger. Mais je n'étais pas chargé, parce que
j'en avais trop. J'étais rendu là, puis là,
j'ai appelé la ligne d'aide, puis là, tu appelles
la ligne d'aide pour avoir une référence de psy.
La première personne, ça, c'est avant que j'aie une psy.
Je te parle d'il y a plusieurs, plusieurs années.
Puis la personne,
elle répond au téléphone.
Puis là, elle dit, comment ça va?
La charge émotive, tu sais.
Fait que là, tu te dis, aïe, aïe, aïe.
J'appelle une ligne d'aide de référence.
Pour moi, j'appelais pour avoir une référence de psy.
Et à ce moment-là, le premier réflexe de la personne, en fait, il veut savoir si tu vas vraiment, si tu vas mal.
Parce que les autres, tu sais, il y a une urgence. Il n'y avait pas d'urgence,
mais c'était fou.
J'ai réalisé à quel point j'allais mal
par la question.
Et aussi, décider d'appeler
à cette ligne-là.
Oui, parce que tu te dis, je ne suis plus capable, je ne veux pas en parler à des amis.
Parce que si tu parles à des amis...
Qu'est-ce qui arrive si tu parles à tes amis?
Parce que tes amis sont chargés de toute ta connaissance.
C'est le fun de parler à un psy pour une affaire.
Ils ne te connaissent pas. Ils sont chargés de toute ta connaissance. C'est le fun de parler à un psy pour une affaire. Ils te connaissent pas.
Puis ils sont payés pour
fermer leur gueule.
Et ça, c'est merveilleux.
Je pense que s'il y a des psys qui nous écoutent,
ils sont... parce qu'ils écoutent,
mais après ça, ils guident.
Oui, mais je veux dire...
C'est une écoute active.
C'est que tu peux les poursuivre pour bride professionnelle.
Tu comprends? Fait que c'est pas comme... Tu sais, si tu vas au bureau, Marc-Laure, puis tu dis... Je comprends ta part. Oui, oui, je comprends. C'est une écoute active. C'est que tu peux les poursuivre pour bride professionnelle. Tu comprends? Fait que c'est pas comme...
Tu sais, si tu vas au bureau, Marc-Laure, puis tu dis...
Je comprends ta part. Oui, oui, je comprends.
C'est la confidentialité dont tu parles.
Puis la personne, elle aussi, elle te connaît.
Fait que le psy, il te juge pas.
Je comprends. C'est parce que je pensais que tu disais ça
dans le sens qu'ils parlent jamais,
mais c'est plus dans le sens qu'ils peuvent pas
le dire ailleurs. Ça reste
confidentiel. C'est cette notion...
Ben oui, qui est importante pour mois. Si tu veux vraiment avouer
tous tes travers ou tout ce qui ne va pas bien
dans ta vie, il faut que tu
écoutes un moment donné. Comme toi, tu serais une bonne psy,
tu écoutes bien. Je vais te donner un exemple un moment donné.
Je me souviens très bien d'une situation complètement
dichotomique, le clown triste.
Je m'en vais, j'enseigne
à la chasse de soir ou de jour, je ne me souviens plus.
Je m'en vais à l'école.
Là, ça ne va pas bien.
Ça ne va vraiment pas bien.
Puis là, je suis dans mon auto, dans le sous-sol de la chasseuse de Montréal.
Parce que là, j'ai payé pour rentrer dans le parking.
C'est l'hiver.
Puis là, je suis vraiment à bout.
Je suis vraiment, vraiment plus capable.
Puis là, je suis dans le sous-sol.
Puis là, il faut que j'aille donner un cours de trois heures sur le service-conseil.
Puis mes étudiants sont motivés puis sont contents, ils sont tough.
Là,
je suis dans mon auto, ça ne va pas bien.
Puis le temps que je me rende à mon auto
puis en haut de la classe,
il faut que je switch.
Et ça, je suis capable de faire ça.
Fait que j'étais capable, malgré toute
la transparence et tout ça, parce que moi, j'avais une prof
qui a demandé à la chassée qui était rentrée, puis elle avait dit
« Elle t'a bite comme ses pieds. », j'avais une prof, elle m'a demandé à la chassée qu'elle était rentrée et elle avait dit « Elle t'a bête comme ça. »
À la fin du cours,
elle nous a tous dit
« C'est parce que mon chum
m'a laissé, je ne suis plus capable.
Je suis en dépression. »
J'avais tout.
Dépression, je ne sais pas quoi.
En tout cas, c'est pour ça
que je n'ai pas été une bonne prof.
Elle nous l'a dit à la fin du cours
parce qu'elle ne voulait pas
qu'on la prenne en pitié.
Moi, je lui ai dit
« Je suis payé pour donner mon cours. »
Je montre, je donne mon cours.
Mais c'est ça, la fin.
C'est comme si le TDA
pouvait me permettre
de me surconcentrer sur quelque chose.
Je fais la tâche,
j'oublie le reste,
puis ça m'aide.
Moi, mon remède,
ça a des fois été longtemps de travail,
je me suis rendu compte de ça.
Si tu t'occupes le cerveau,
tu l'empêches
de faire de l'anxiété sur autre chose.
La meilleure façon de tasser l'anxiété,
c'est l'évitement,
mais c'est une mauvaise stratégie. Je te le dis, n'utilise pas ça si tu fais de l'anxiété, vous allez le La meilleure façon de tasser l'anxiété, c'est l'évitement, mais c'est une mauvaise stratégie.
Je te le dis, n'utilise pas ça si tu fais de l'anxiété,
vous allez le faire déconseiller.
Mais ma psy m'a dit, tu as utilisé ce mécanisme-là tellement souvent.
Puis là, c'est ça que tu réalises
avec le temps.
J'ai utilisé, j'ai drogué mon cerveau
avec l'activité pour oublier
les problèmes.
Sauf que tu restais une personne chargée.
À l'intérieur.
Mais pas chargée dans le sens que je vais gonner quelqu'un.
Non, mais chargée d'émotion.
Oui, mais je ne suis pas un gars...
C'est ça qui est drôle, c'est que je suis un gars
qui avait l'impression d'être capable d'être super froid.
Mais dans le fond, c'est que je...
Tu sais, comme tu m'as parlé de mes enfants,
avant, je n'aurais jamais laissé brailler.
Avant de consulter, tu n'aurais pas fait ça?
Non, mais avant de la vie en général.
En vieillissant, je me ramollis.
Je deviens une chiffmolle.
Est-ce que tu te ramollis ou tu t'enlèves des couches?
Non, c'est simplement que je me ramollis.
Je me ramollis vraiment.
Je me rends compte que...
Tu te juges, on dirait.
Ah oui.
Avant, j'étais capable d'en prendre.
Là, je suis fatigué.
Ça fait que je n'en prends plus.
Dans le fond, quand quelque chose ne fait plus mon affaire, je ne le faisé. Fait que j'en prends plus. Fait que dans le fond,
quand quelque chose ne fait plus mon affaire,
je ne le fais plus.
Tu sais, maintenant, j'ai ce luxe-là aussi.
Parce que tu t'es rendu loin aussi probablement et là, tu reviens plus à...
Bien là, c'est parce que j'ai les moyens de refuser.
Quand on parlait au début de l'entrevue,
je te disais, j'ai les moyens de faire autre chose.
Bien, j'ai les moyens de ne plus...
Mais tu t'es mis beaucoup de pression financière quand même.
Oui, je m'en mets encore.
Mais oui, mais tu t'en es mis, tu sais, je veux dire,
tu n'as pas écrit un livre là-dessus pour rien non plus.
C'est quelque chose qui a pris beaucoup de place dans ta tête.
C'est parce que ça a beaucoup de place
dans la tête de tout le monde.
Sauf que l'argent, c'est aussi le futur.
C'est la protection. En fait, c'est l'anxiété.
C'est la protection du futur.
Mais si tu me dis
que si tu revenais en arrière, je ferais tout la même chose.
Tu le ferais tout pareil.
Qu'est-ce que tu ferais différent quand même?
Je n'achèterais pas 2000 CD.
Tu as acheté 2000 CD?
Oui, excuse-moi, j'ai le laser G en plus,
donc je vais reprendre un autre Kinex.
Tu le battras sur ton budget de production.
Bien oui.
Moi, ça, c'est des choses que les gens ne savent pas.
Je suis extrêmement cultivé de la musique
entre 1950 et, je dirais, 2000.
J'ai
tout acheté, j'ai tout écouté,
j'ai tout su. À l'époque,
on pouvait presque coller toute la musique parce que
commercial, en tout cas,
qui avait été publié.
Parce qu'il fallait passer par une maison de disques
pour sortir de la musique. Il sortait chaque semaine.
Moi, j'allais chez
Sam the Record Man ou Steve, pas Steve, mais Archambault. C'était Musique pour le semaine. Moi, j'allais chez Sam the Record Man,
pas Steve, mais Archambault.
C'était musique pour la guitare, mais j'allais là
et j'écoutais tout.
Moi, je pouvais m'acheter à peu près, quand j'étais jeune,
un travailleur, 50 piastres
de CD par semaine.
Parce que c'était ma façon. Et je me suis rendu compte
plus tard, je lui disais à ma psy, moi, ma psy, c'était
la musique. Quand on parle de la valeur des
artistes et de leur travail.
Tu écoutais ce qu'ils disaient, la musique,
les paroles. C'était une façon.
Si j'avais besoin de brailler, j'écoutais de la musique.
Ça te calibrait.
Si j'avais besoin de prendre une décision, j'écoutais de la musique.
J'avais de la musique pour toutes les circonstances
et c'était mon psy.
Je m'en suis rendu compte après.
Mais aujourd'hui, je suis tellement fâché.
Tout ce nord,
tout mon côté polode, ça sert à rien
parce que les jeunes
pour 10$ par mois, ils ont tout mon catalogue
alors que chez nous, j'ai
4 caisses de 500 CD
de musique
mais tu pourrais quand même faire un podcast là-dessus
la musique, tes connaissances
oui mais je veux dire, encore une fois
ce qui est drôle, c'est que
qu'est-ce que ça t'a apporté à ce moment-là?
Ça pourrait être intéressant de même faire, tu sais,
tu peux ouvrir ton jeu, moi, ça pourrait être ouvrir ta musique,
puis on fait des affaires. Mais sais-tu quoi?
On n'est pas dans un casting aussi. Je vais te donner un exemple.
T'as un gars, il a fait 30 ans de sport.
T'as un gars de sport. Il fait du sport.
Un gars qui parle de finances personnelles.
C'est un gars de finances personnelles.
Mais quelqu'un qui n'a aucune spécialité,
ça, de personne, ça lui permet de faire de la variété.
C'est quand même drôle.
Tu as un cégep en com,
puis toi, tu as le droit de dire au monde
comment penser, réfléchir,
et dire aux politiciens qui ont bien agi, mal agi.
Tu as une sur-spécialisation en finances,
tu fais des finances personnelles,
tu es classé dans ce créneau-là.
Alors que tu m'as parlé de tes guitares,
tu me parles de tes CD.
Mais toi, tu es économiste de formation. Oui. Je te disais, « Hey, ma Claude Barrette va parler d'économie. » Ils m'ont parlé de tes guitares, tu me parles de tes CD. Mais toi, t'es économiste de formation? Oui.
Je te disais, hey, ma Claude Barrette va parler
d'économie. Ben non, ma Claude Barrette,
elle fait de l'humour humain. C'est la Michelle
Jasmin d'aujourd'hui. Tu comprends?
Je comprends, non. C'est sûr que je serais pas
castée pour ça.
Alors, on nous juge. On est tous
des humains. Si je regarde,
par exemple, une personne
dans la sphère publique, elle est une personne dans sa vie
personnelle aussi, puis elle a des intérêts divers.
Alors, pourquoi moi,
qui ai CPA, je n'ai pas le droit d'aimer la
musique ou de connaître ça, autant
que quelqu'un qui fait de la radio à ICI
Musique? Pourquoi?
Parce que dans le fond, j'en connais peut-être même plus.
Je serais surprise.
Moi, je serais vraiment curieuse. Là, moi, tu viens
d'attirer mon attention
je vais te donner un exemple, moi ma mère
quand j'étais petit, entre 0 et 5 ans
on avait un chac, quand je te dis un chac
c'était un chalet qu'ils prenaient l'eau l'hiver
quand je te parle de ma nostalgie
je suis retourné récemment dans ce coin-là et je suis allé revoir le chalet
le chalet était rasé
et il y a une maison qui était par-dessus
puis j'ai rencontré le gars qui était là
je lui ai dit, je peux-tu t'arranger deux minutes? »
Je lui ai dit, « C'est mon enfance. »
Nous autres, on n'avait pas de télé.
Ma mère, l'été, tout ce qu'on avait, c'était des livres et de la musique.
Ma mère, elle écoutait les chansons françaises,
les chansons québécoises, les Gilles Vigneault,
les Félix Leclerc, mais aussi les Jean Ferrat.
Moi, quand je suis arrivé au secondaire,
on écoutait
du Metallica, puis moi, ma mère,
je connais Jacques Brel d'un bord
à l'autre, mon père. J'ai le Babéco.
Ce qui est drôle un peu, c'est
que j'ai une culture qui n'est pas de mon
âge pour ces raisons-là.
Nomme-moi un gars de mon âge
qui a écouté du Jean Lapointe quand il avait 5 ans.
Hum, il y en a moins.
Sauf qu'en même temps, tu comprenais les paroles.
Je comprenais les paroles, mais je veux dire, ce qui était drôle,
c'est que là, j'ai toute cette culture-là de
on respecte nos parents.
T'avais comme une différence.
La musique de nos parents, je te donne un exemple.
Moi, c'était Michel Richard, Michel Louvin
et René Martel.
Le CD le plus hardcore que ma mère avait,
pas le CD, mais le vinyle le plus
pot.
C'était Simon & Garfunkel Bridge Over Troubled Water.
Ça, c'était son vinyle du groupe américain
le plus rebelle.
Fait que je connais Simon & Garfunkel.
Mais tu sais, pour moi, c'était
comme la musique la plus...
Je te souhaite, en tout cas, de faire
quelque chose avec ça parce que...
C'est drôle, hein?
Un qui est bon avec ça, c'est Richard Zed-Serrois,
qui en fait maintenant un travail.
C'est que lui, il est fou de musique,
puis là, il fait les vinyles de l'Insomniac
sur le réseau régional,
puis il parle de sa passion.
Mais parce que la musique,
ça intéresse tout le temps tellement de monde.
Puis surtout, si on fait des liens
avec tel groupe, tel groupe,
puis dans la chronologie du temps,
on oublie des fois que ce style de musique-là
n'existait pas,
que cet album-là, qui a l'air banal,
était révolutionnaire.
Moi, ça me fascine, cette connaissance musicale-là.
Tu vois, on parle de l'évitement.
Tu vois-tu comment j'ai évité tes questions de sexe?
Mais moi, tu vois comment je les tiens.
Alors, voilà.
Alors, voici.
Voici les... Non, tu vas voir, c'est très...
C'est pas si pire, là.
Alors, c'est le niveau Eros et compagnie.
Hé, je me souviens, je me souviens comme quand...
Tu sais, je me sens comme quand on joue au 500
puis j'ai deux bonhommes
dans les mains et je vais gagner la game.
Tu peux y aller.
As-tu déjà eu une peine d'amour?
Est-ce que tu t'investis dans ta relation
amoureuse?
J'ai bien aimé le mot investi.
Es-tu romantique ou sentimental?
Quelle importance accords-tu
à l'intimité émotionnelle?
Je ne comprends même pas la question.
Je ne pourrais pas répondre.
Tu ne comprends pas?
Quelle est l'importance accords-tu à l'intimité émotionnelle?
Essayer de savoir comment ta conjointe va.
L'intimité émotionnelle, comment elle va.
Je suis un peu trop rationnel là-dessus.
Tu n'es pas obligé de répondre à ça.
Es-tu un romantique ou un sentimental?
Wow!
Est-ce que tu t'invites dans une relation?
T'investis dans ta relation amoureuse?
Bon, regarde.
On y va-tu avec celle-là?
Regarde, va jeter ton joker.
Wow, yes! Je suis contente.
Est-ce que tu t'investis? Oui, un bon exemple.
Je m'investis de plusieurs façons.
Là, on peut prendre le mot à son sens propre et figuré.
Parce qu'on peut dire que ta jeune vieille...
Ta conjointe, c'est Geneviève
Peterson qui a plusieurs...
Il faut dire Peterson. Je dois te dire, c'est Peterson.
Ah, c'est Peterson. Moi, je dis Peterson.
Il dit Peterson, les gens, parce que
Peterson, ça vient des pays norvégiens.
Dans le fond, c'est comme les joueurs
de hockey.
Puis là, si tu dis conjoint devant elle,
elle n'aime pas ça.
Comment? Qu'est-ce qu'il faut dire? Ta blonde, OK.
D'ailleurs, elle me dit, il faut que tu ailles à vous ton jeu.
C'est le fun, c'est bon. Elle suit tout ça. Elle a vu
venir ici le matin, elle dit, c'est vraiment le fun comme chose.
Elle va réussir à me faire brailler en plus.
Elle dit, est-ce que tu t'investis?
Oui, mais de plusieurs façons.
Investir, je vais le prendre dans tous les sens du terme. Parlons financièrement.
Je m'investis, exemple,
ce qu'on fait, nous autres, c'est que moi,
le budget restaurant avec ma blonde,
c'est un investissement, c'est pas une dépense.
C'est-à-dire qu'il y a plein de monde
qui sont en couple et qui attendent à Saint-Valentin
pour se donner un moment.
Nous autres, c'est l'inverse. La Saint-Valentin,
c'est les doles parce qu'on a le do de tout ça.
Tout ce que le monde fait en Saint-Valentin, ça fait qu'on s'investit. Donc moi, je vais aller au restaurant souvent. Puis pour moi, c'est l'inverse. La Saint-Valentin, c'est idole parce qu'on a déjà tout fait ce que le monde fait en Saint-Valentin.
On s'investit. Moi, je vais aller au restaurant souvent.
Pour moi, c'est un investissement.
Si tu veux que ton couple survie, c'est un exemple.
C'est là que tu nourris ta relation émotionnelle.
Vous prenez de vos nouvelles à ce moment-là.
C'est parce que je te donne un exemple. On travaille beaucoup.
On a des horaires atypiques avec moi. Vous n'habitez pas dans la même maison.
Je n'habite pas dans la même maison.
Il faut que tu écris les moments.
Ce n'est pas trop facile de dire je vais aller au souper chez vous,
je vais parler au souper et je m'en vais avec mes enfants après.
Ça c'est trop de s'extirper.
Puis c'est drôle parce que hier, je suis allé au restaurant
vite vite avec elle et à table d'à côté, en arrière,
on a vu nos voisins qui eux ont quatre enfants
et ils sont toujours avec leurs quatre enfants.
Là, ils se payaient justement un moment.
Puis je trouvais ça le fun.
Ils s'investissaient dans leur relation puis nous autres aussi.
Moi ça, ça.
Deuxièmement,
c'est bien que j'ai une blonde parce que sinon, moi, je travaillerais la fin de semaine.
C'est la fin de semaine que je...
Si j'avais pas mes enfants,
cette fin de semaine-là, je voudrais qu'elle soit productive.
Écoute,
je t'aurai à être sain de...
Je réparerais des affaires dans ma maison,
je ferais du ménage, j'écrirais un autre livre,
je serais toujours en mode productiv maison. Je ferais du ménage. J'écrirais un autre livre.
Je serais toujours en mode productivité.
Je m'investis parce que quand tu es avec quelqu'un,
tu ne peux pas décider d'être optimal tout le temps.
Tu peux prendre un... Tu sais, c'est ça.
T'arrives, est-ce que tu y penses
que tu pourrais faire d'autres choses?
Ah oui, tout le temps.
Ah oui!
Écoute, tu vois, ma blonde, elle dit,
tu peux-tu être avec nous autres? Elle le voit, elle elle me dit, « Peux-tu être avec nous autres? »
Elle le voit, elle me regarde, elle me dit,
« Peux-tu être avec nous autres? »
D'ailleurs, je vais faire une révélation, c'est facile.
Moi, j'ai un tic, OK?
Je ne l'ai pas fait aujourd'hui parce que
je suis dans la discussion avec toi.
Mais si, mettons, on s'assoit et on prend un café
et je commence à faire ça de même,
pas pour rien que j'ai les cheveux frisés,
si je fais ça de même, elle dit,
« Ah, c'est la couette de l'hy elle dit, ah, ça, c'est la couette
de l'hypothèque.
Ça, c'est la couette de la carrière. Ça, c'est ta femme.
Elle dit ça, c'est elle.
Elle colle.
À quoi je suis en train de penser en fonction
de mes tics? Pas de mes tics, mais
ce que je suis en train de faire avec mes cheveux.
Ça fait que t'as un langage
non-verbal. Bien, c'est parce que quand
je fais ça... C'est un langage, ça.
Je ne sais pas si tu as connu ça,
quand tu étais plus jeune,
il y avait un viking qui faisait tout le temps ça.
Oui, oui.
As-tu viki le viking?
C'est viki le viking, exactement.
Mais ce n'était pas lui qui avait le tic.
C'est-tu viki le viking?
Il faisait ça de même.
Oui, c'est le petit qui avait ça.
Moi, ça, je ne m'en rends même pas compte.
C'est elle qui m'a fait réaliser ça.
Elle dit, tu te rends compte que tu fais ça de même?
Elle dit, là, je t'écouette. Elle dit que tu n'es pas là. Elle dit que tu es en train de penser à quelque chose. Elle dit, ça, c'est len rends même pas compte. C'est elle qui m'a fait réaliser ça. Elle dit, tu te rends compte ou tu fais ça de même? Elle dit, je t'écouette.
Ça veut dire qu'elle sait que tu n'es pas là.
Elle dit que tu es en train de penser à quelque chose.
Elle dit que ça, c'est l'hypothèque.
Elle dit que ça, c'est le chômage.
Et tu arrives à...
Quand elle te parle comme ça, Geneviève,
tu l'acceptes dans elle.
Pas tout le temps,
mais elle a une très grande crédibilité.
Tu sais, quand tu sors avec quelqu'un,
c'est la personne qui te connaît le mieux.
Plus que ta famille, tes parents, tes frères,
tes soeurs, tes amis.
Parce qu'il n'y a pas de bullshit.
Tu ne peux pas acter le quotidien à temps plein.
Bon, il y a des psychopathes qui sont capables.
Moi, je ne suis pas capable. Tu m'as vu tantôt.
Et donc, elle est capable de me dire,
là, stop it.
Ou décroche.
Va prendre une marche.
Va promener les chiens.
Et ça, c'est ma nouvelle santé.
Ma nouvelle santé que j'investis en moi par ma relation, c'est qu'on a deux les chiens. Et ça, c'est ma nouvelle santé. Elle te ramène dans ton moment. Ma nouvelle santé que j'investis en moi
par ma relation, c'est qu'on a deux petits chiens
et c'est elle qui s'en occupe.
Moi, avant de sortir avec elle, je ne voulais rien savoir
d'avoir un animal et on en a un deuxième.
Ça donnait une idée.
Et là, je vais promener mes petits chiens le matin.
Je me promène et je vais au café.
Je prends mes petits chiens, je pars chez elle,
je ramasse les petits chiens.
Moi, je me dis que si je promène les chiens le matin,
elle n'aura pas besoin de le faire tantôt
ou elle va le faire en deuxième.
C'est des petites affaires de même.
Moi, je suis très dans le côté
de m'occuper d'eux.
Par exemple, ma façon de montrer que j'aime quelqu'un,
ça va être l'exemple.
Je vais aller tondre ton gazon,
je vais m'occuper...
Je ne sais pas moi, je vais acheter
quelque chose que tu as besoin.
Tu es dans l'action tout le temps.
Tu as des tâches.
J'ai tellement de tâches.
Ça me fait de l'anxiété.
Parce qu'il y a ma liste sur mon tableau
des urgences que je ne vais pas oublier en me levant
parce que c'est un mécanisme de contrôle
du TDA, on s'entend.
Mais j'ai un fichier sur mon ordinateur
qui s'appelle Todo.
Puis j'ai un fichier sur mon ordinateur qui s'appelle Toodoo. Puis j'ai un fichier aussi ActiveNet.
L'ActiveNet, c'est une
vérification que notre situation financière
s'améliore.
Et le Toodoo, c'est la liste des choses que j'ai à faire.
La liste de Toodoo ne cesse d'augmenter.
Tu me rends quasiment
anxieuse moi-même présentement.
Mais à quel moment
ça, tu peux mettre ça à off?
Quand je vais être médicamenté,
je m'imagine.
Parce que ça ne s'arrête jamais.
En fait, moi, je n'ai aucun problème de sommeil.
Aucun.
Mais heureusement que tu n'as pas de problème de sommeil.
Je pense que tu es épuisé quand tu couches.
Pour les gens qui connaissent le café,
je pourrais prendre un café caféiné infusé à la froid
avant de me coucher et de m'endormir.
C'est parce que ton corps...
Mais quand je me réveille, il n'y a rien de pire pour moi
que de me réveiller à 2h du matin et de commencer à penser
à quelque chose.
Là, l'Amsterd, il part, puis il me demande si je vais me lever.
Puis est-ce qu'en vacances,
tu peux arrêter ça?
Oui, puis non.
Parce que t'as des...
J'ai des pensées obsédantes des fois.
Pas de l'obsession, mais obsédante.
J'ai des pensées qui restent tout le temps là.
Mais j'ai beaucoup de responsabilités aussi,
puis j'ai beaucoup d'enjeux, puis j'ai beaucoup de...
Est-ce que tu pourrais en avoir moins?
Oui, dans le fond.
Si je vends un tout, puis je vais vivre un appartement
avec mes enfants, je vais avoir bien moins de stress dans la vie.
Mais là, tu tombes dans un autre extrême.
Oui, mais ce que je te dis, c'est que j'ai un chalet,
j'ai un duplex dans lequel je vis, j'ai un autre duplex d'investissement,
j'ai des placements en bourge,
j'ai de l'endettement lié à ces investissements-là.
Moi, j'aimerais beaucoup ça,
d'avoir juste
un condo, puis pas de dette.
Comprends-tu? J'aimerais plus ça
qu'avoir tout ça. Et qu'est-ce qui arriverait si t'avais
juste ça? Je détruirais des souvenirs
avec mes enfants, parce que quand tu me parles de rationalité,
tu regardes avoir un chalet,
c'est financièrement une catastrophe pour moi.
Mais je le fais pareil.
Avoir un immeuble à revenu
qu'il faut que tu gères des locataires.
Pas facile de louer des logements quand t'es moi.
Parce que tu veux pas l'annoncer,
tu vas avoir 200 000 téléphones.
C'est long, c'est compliqué.
Puis là, j'augmente mes locataires de 10 $
ou de 20 $ ou de 30 $ en fonction des années.
Puis là, ton locataire te rappelle.
« Ouais, on peut-tu avoir un... »
Mais ça se peut-tu que tu te places pas en premier dans tes...
Non, c'est juste que je pense tout le temps à demain.
Oui, c'est ça. Tu te projettes, là.
Regarde là, je venais ici.
Hier, j'y pensais que je venais ici.
J'en faisais pas de l'anxiété, mais je dis...
OK, qu'est-ce que je fais cette semaine?
Qu'est-ce que je fais tantôt? Qu'est-ce que je fais tantôt?
Qu'est-ce que je vais faire après?
Là, mon enfant, il va être malade.
Dans deux jours, s'il est malade présentement,
dans deux jours, il va aller moins bien
parce que le cycle est cinq jours.
Fait que là, il va falloir que...
Parce que tu as un côté nostalgique
qui te ramène dans ton passé.
Tout le temps.
Et tu as aussi de l'anxiété
qui fait que tu vois tous les scénarios catastrophes
qui s'en viennent.
Je ne vis jamais dans le présent.
C'est ça. Je vis tout le temps dans le passé ou viennent. Je ne vis jamais dans le présent. C'est ça.
Je vis tout le temps dans le passé ou dans le futur.
Jamais dans le présent. C'est bizarre, hein?
Je ne suis pas capable d'apprécier... C'est comme quand tu manges
une tarte au sucre. Moi, la tarte au sucre,
je vais l'avaler au lieu d'en profiter, tu comprends-tu?
Je ne vais pas l'avaler, mais tu sais,
je ne profite pas de chaque bouchée
de la vie présente, sauf quand il arrive un drame.
Exemple, cette semaine,
il y a un gars que je ne connaissais pas,
mais qui fait partie des gens que j'ai vus
dans mon secondaire au cégep.
Il est mort.
Je dis, ce gars-là, il a mon âge.
Il est mort.
Moi, je suis en sûr que je vis.
Là, je vais prendre deux minutes.
Ça va durer deux minutes.
Mais la mort de quelqu'un a ça de bien,
c'est que ça te fait réaliser que tu es en vie.
Est-ce que tu meurs demain?
Est-ce que tu pars en paix?
Non. Je ne suis pas prêt encore.
Parce que je n'ai pas fait tous mes papiers comme il faut.
Si tu n'as pas des papiers comme il faut.
Ça, ça devrait être sur ta tour du liste.
Ah, j'en ai pas.
Oui, mais c'est parce que ça évolue tout le temps.
Tu sais, j'ai fait mes papiers il y a quelques années.
OK, c'est récent quand même.
Oui, mais là, ça évolue tout le temps, les mots du papier.
Tu as raison.
Dès que tu as un nouvel actif, un nouveau...
Faut bien que mes enfants soient corrects,
mais moi, je vois du monde qui meurt. Mais moi, je sais, il y a plein de gens
qui écoutent, qui disent « Ah oui, mais là, des actifs... »
Non, je te donne un exemple. J'avais un terrain...
Mais ça t'aide parce que t'as besoin
d'avoir beaucoup de choses. Non, mais regarde,
je te donne un exemple. J'avais un testament.
Puis dans mon testament, j'avais un terrain. Là, il y a un chalet
sur le terrain. Mais dans mon testament, je léguais
le terrain, il n'y avait pas de chalet dessus.
Il faut que je modifie mon testament, parce que ce n'est plus la même réalité.
Ce n'est plus le même.
Toutes ces affaires-là, c'est niaiseux, mais ça change tout.
Plus tu en as, plus c'est complexe.
C'est les objets dont je veux me débarrasser.
Quand j'arrive au chalet, je suis tellement bien, on dirait un Airbnb.
Il n'y a rien dans ce chalet-là.
C'est fait.
Juste ta chambre, il y a quand même pas mal de stock chez vous.
Au chalet, tu n'as pas ça.
J'ai une valise qui sort, j'ai un petit armoire avec du linge.
C'est pour ça que tu es bien.
Chez nous, c'est épouvantable.
Mais ça doit libérer ta tête aussi de moins avoir de choses.
As-tu déjà regardé les manuels d'instruction des choses que tu achètes?
Non.
Si tu écoutais les compagnies, tu passerais ta vie à entretenir des objets.
La tondeuse, il faut que tu fasses un changement.
Le blender, il faudrait que tu fasses çaphoner changer les filtres deux fois par année des chutes et le caulking de salle de bain
tout seul il est toujours de quoi faire une maison de canter deux blocs bien je l'avais
que tu penses tu fais tu passes ta vie à penser aux affaires qui n'a pas encore fait vous vider
coutière face avec moi moi j'en ai pu je me sentirais mais c'est pas tout de suite je
pense que je fantasme sur l'idée d'un jour d'aller vivre dans mon chalet.
Fait que t'as quand même ça en tête,
de dire là, cette situation-là pourrait s'améliorer.
Elle va s'améliorer, mais les enfants,
c'est de la responsabilité.
Il y a deux êtres humains qui dépendent de toi.
Est-ce que tu t'inquiètes de tes parents aussi?
Oui, mais là, ce qui est fou,
puis là, sans rentrer dans le détail de la vie
de toutes mes oncles et mes tantes,
mes parents sont en santé relative, mais mes oncles et mes tantes, mes parents sont en santé relative,
mais mes oncles et mes tantes,
beaucoup de personnes avec des problèmes cognitifs.
Des gens que j'ai connus solides,
des gens gestionnaires, des gens décisionnels,
des gens qui emmenaient l'âge,
qui s'occupaient de tout le monde.
Puis là, ils sont perdus.
Perdus, perdus, perdus, perdus.
D'ailleurs, ils ne sont pas si vieux que ça,
mais il y en a beaucoup.
Donc là, je vois du monde,
Parkinson, démence Alzheimer.
C'est le grand mal.
Pourquoi les gens meurent plus de ça aujourd'hui?
C'est parce qu'avant, on mourait du coeur.
Avant, on mourait de santé.
On mourait plus jeune aussi. C'est une maladie quand même de dégénérescence.
Dans le fond, les gens mouraient
de l'usure de la vie. Parce que là, le fait de ne pas
se faire user par la vie, de ne pas respirer
les affaires dans une usine, ça se peut que tu meures d'autres choses.
Moi, je le sais. Je dis tout le monde.
Je suis en santé.
Je n'ai pas de problème. Je ne meurs pas du cœur.
Moi, je meurs d'un cancer ou
de démence. C'est un des deux.
C'est ça que je sais. C'est mon
avenir. Quand tu parles d'un gars
qui pense à comment je vais mourir.
Je peux mourir d'un accident aussi. Tu peux mour vais mourir. Je peux mourir d'un accident aussi.
Tu peux mourir tantôt. Je peux avoir une embolie pulmonaire.
Oui. Mais
ce serait drôle que je meure tantôt. Imagine le stunt
pour ton podcast. Ça serait
tellement drôle. Ça serait bon. Ça n'aurait pas
de sens. Non, mais tu vois, ça,
j'aurais peur.
Tu ne voudrais plus tirer personne aux cartes.
Je trouvais que ça ferait opportuniste.
Je ne sais pas comment...
Mais ça n'arrivera pas.
Ça va être une belle mort. Je vais avoir un témoignage de fin de vie.
Mes enfants vont avoir une vidéo d'adulte-papa.
Es-tu prêt à la question?
Opto-réseau?
Oui, puis tu sais que je vieillis.
Ça, c'est des lunettes avec foyer.
Oh, des foyers progressifs, parce qu'on ne les voit pas?
Non.
Est-ce que ça a été, comme toi,
comme un
genre, j'ai un clément d'anglais,
comme un avertissement de dire
« Ok, je suis en train de vieillir, j'ai besoin de lunettes. »
Non, parce qu'à 45 ans, souvent, la presbytie embarque.
Moi, j'avais une petite myopie basée sur l'université
où tu regardes trop tes livres,
tu regardes pas si loin. Fait que j'avais un dioptrie.
Et là, mon dioptrie de myopie est rendue à 0,5.
Ça veut dire que la presbytie a compensé
la myopie. Fait que je me rendais compte que je n'avais plus besoin de lunettes pour voir de loin. Mais là, mon dioptrie de myopie est rendue à 0,5. Ça veut dire que la presbytie a compensé la myopie.
Fait que je me rendais compte que j'avais plus besoin de l'unef pour voir de loin.
Mais là, t'arrives au magasin, mettons.
T'arrives au restaurant, là, puis là, c'est sombre.
Là, tu regardes le menu.
Puis là, il y a une Christiane Charette en toi
qui a envie de sortir une loupe.
Oui!
Ouh! Ouh! Ouh!
Tu sais, là, tu vois.
Tu sais, là, maintenant.
Moi, mes lunettes sont toutes en l'air.
Regarde, on va te le faire, là.
Tu sais, les boomers au restaurant, là.
Oui, oui, oui.
Tu sais, c'est une belle ambiance romantique,
Saint-Valentin et les autres sont là.
Là, j'étais rendu là.
J'ai regardé, mettons, mon téléphone.
Au lieu de grossir le caractère,
parce que j'étais rendu comme ça,
puis là, de un moment donné, mon bras était à part assez loin pour que le focus se fasse.
Même là, présentement, j'apprends.
Il faut que tu regardes aux bonnes places.
Là, je regarde dans même, je ne vois pas mon téléphone.
Il faut que ton foyer arrive vraiment
à la bonne hauteur.
As-tu des foyers pour y rester?
Ben certain, j'ai des foyers.
Là, tu vois, moi, ça fait 14 ans à peu près que j'en porte,
mais j'y porte pas tout le temps.
Tu sais, quand je fais une entrevue comme ça,
c'est bizarre, parce que je pourrais les porter,
parce que je vois très bien,
mais on dirait que j'ai besoin de...
C'est comme si je me sens plus franche.
Il y a des chars si doubles entre les deux.
Je ne sais pas comment dire ça,
mais écoute, je ne peux pas vivre sans mes lunettes.
Mais au début, c'était les marches.
Mais tu vois, ça a quand même évolué
dans les dernières années,
parce que maintenant, c'est tellement précis
que je n'ai plus de problème.
Moi, je m'enfargeais.
Les premiers progressifs que j'ai eus,
je ne voyais pas les hauteurs.
Tu vois, dans l'investissement,
j'ai payé plus cher pour avoir le meilleur angle.
C'est-à-dire que moins tu paies cher,
des fois, il est progressif,
plus ta vision va être comme ça.
Plus tu paies cher, plus c'est large.
Parce que dans le fond, ils jouent avec ça dans le marketing.
Donc, c'est les plus chers que je peux payer
pour qu'il n'y ait pas de clash entre la presse bici et la mienne.
Là, tu te sens bien.
Je peux marcher avec. Plut que de faire ça, je suis correct.
Ça te fait bien, tu peux te dire merci.
Oui, il y a une mame qui a dit ça sur la télévision l'autre jour
quand je suis allé à l'émission.
Elle a dit ça, il fait bien les lunettes.
Je dis parfait, j'ai l'air plus sérieux.
Je peux me présenter en politique.
Tu le ferais-tu, se présenter en politique?
Moi, j'ai reçu à quelqu'un,
j'ai reçu deux personnes dans ma vie
qui m'ont bien dit deux choses.
Il y a un gars qui a dit,
si jamais tu veux aller en politique,
invite-moi à l'Holschi.
Moi, je vais te dire toute la vérité
que sache dans quoi tu t'embarques.
Ce gars-là s'appelle Mario Dumont.
On dirait que j'étais sûre que tu allais me dire ça.
J'ai reçu une autre personne dans un podcast
que j'ai dit, hé, Marc-Claude,
t'as connu la politique,
est-ce que tu irais en politique?
Jamais je ne retournerais en politique.
Alors, ça a été une belle expérience,
mais il n'y retournerait pas.
Puis j'ai travaillé avec Jean-Dapierre qui disait,
tu vas en politique quand tu n'as rien à perdre
ou tout à donner.
Puis moi, j'ai tout à perdre,
puis je n'ai pas encore tout à donner.
Mais tu aurais toujours quelque chose à faire, par exemple.
Oui, mais peut-être.
Là, j'ai toujours dit non.
Puis même si tout le monde en parle,
en 2017, j'avais dit jamais.
Mais qui sait? Mais qui sait?
Mais qui sait? Parce que tu peux dire un jour
« J'ai quelque chose à apporter. »
À accomplir.
Il faudrait que mes enfants ne soient plus à la maison.
C'est sûr, ce n'est pas facile,
mais il y a quelque chose où on peut changer pour vrai.
Oui, mais tu vois, moi, je suis un gars de...
On peut changer, mais je suis un gars de rationalité financière.
Je me rends compte que t'es mieux chef,
t'es mieux député de l'opposition au fédéral
que ministre au provincial.
Mais sauf que, tu sais, tous les gens qui te l'ont dit,
on a tous touché à la politique.
Mais on l'a fait, tu comprends.
Fait que c'est pour ça, des fois... C'est à mon tour, ça, que tu dis?
C'est ça. C'est ça que je suis en train de te dire.
OK, là, je m'en vais. OK, on fait un petit jeu.
On ouvre ton jeu. Là, tu me verrais dans quel
parti et pourquoi? Juste pour le faire. Juste pour le faire. C'est moi qui pose fait un petit jeu, ouvre ton jeu, là, tu me verrais dans quel parti et pourquoi, juste pour le faire.
C'est moi qui pose la question.
Dans quel parti?
Pour vous d'exister, le parti, ça peut être un autre parti,
mais quel genre de valeur aurait le parti que j'irais,
tu penses, je veux dire seulement.
Moi, en tout cas, je pense que ça prendrait un parti
où on parle de santé financière.
Autant de l'État que de l'individu.
Parce que moi, je trouve qu'il y a un
débalancement,
parce que quand ton État s'appauvrit,
ta population s'appauvrit.
Quand tu enrichis ta population à très court terme
pour faire un coup politique,
ta population va en payer le prix plus tard.
Donc, c'est le juste milieu.
Ce n'est pas facile, le compromis politique.
Non, exactement.
Puis tu sais, quand on parle de créer de la richesse,
ce n'est pas créer des riches,
c'est travailler avec des ressources
qui font, entre autres, que ton des riches. C'est créer des... C'est travailler avec des ressources qui font ensemble...
qui font, entre autres, que ton état
va s'enrichir.
J'ai pas utilisé mon joker encore.
Quelle est la perception
ironique que les gens ont de toi?
J'aime ça, OptoRéseau.
La perception ironique, c'est que je suis cheap.
Ça, c'est vraiment
la grande perception que je gratte mes cents.
J'ai jamais autant dépensé de ma vie que présentement.
Mon coût de vie est énorme maintenant.
C'est quoi ta plus folle dépense?
Les gens disent, regarde, tu ne fais pas
ce que tu pronges. Lisez-vous les livres que j'ai écrits.
J'ai dit, tu optimises ta vie financière
de 15 à 35 ans,
tu crées une valeur et après ça, tu peux dépenser
parce que tu t'apprends.
Sauf que si on l'a à 50 ans, tu comprends, on est-tu en train de dire
j'ai manqué ma vie?
Non, parce que comme je te dis, j'ai 45
puis selon le calcul que j'ai, j'ai fait une grille.
Dans Liberté 45, j'ai fait une grille puis j'ai dit,
tu peux dépenser à partir de 40 ans.
Pour vrai, là. Parce que
c'est 2,50 $ de valeur
monétaire à 60 ans, mais quand tu as 20 ans
puis tu dépenses, c'est comme si tu dépensais 7 piastres
à 60 ans. Il y a un ratio. Quand je vois un jeune
qui dit, ah, mon père, il a une telle charge, je peux l'avoir moi aussi,
je fais le même salaire que lui. » Je dis « Non, lui, il a
25 ans d'épargne, plus que toi. » Donc, lui,
il a les moins de ce piste-là que ça en épargne,
tandis que toi, il faut que tu payes avec ta paye et ton impôt.
Mais c'est quoi ta plus folle dépense? Juste pour nous dire
que t'es pas cheap, là.
Ben, écoute, le chalet, c'est ma plus folle dépense.
Tu te payes une deuxième maison,
puis contrairement à bien du monde, je la loue pas en dessous de la table
parce que ça, c'est plein de monde qui font ça.
Tu sais, quand vous voyez sur Internet,
« Ah, chalet alloué pour des amis, là. »
Les gens de mon réseau, ça, c'est non déclaré.
Ça, c'est de la fraude fiscale.
Je ne vais pas faire ça, évidemment, avec mon poste.
Et donc, ce chalet-là, moi, c'est vraiment ma dépense la plus...
Moi, je me juge d'avoir fait ça.
La moins logique dans ta logique.
C'est que dans le fond, j'ai un gros coût de 5-10 ans
à assumer en double
pour le bien-être de ma famille.
En me disant, ça, ça apporte de quoi
un bien-être familial qui n'a pas de valeur.
Et ça, ça me coûte très cher en impôts
parce que je suis obligé de me verser un très gros salaire
pour payer ça. Donc, ça, c'est le bout
vraiment folle dépense.
Si tu oublies la dépense immobilière,
ça demeure un actif éventuellement.
Je te dirais que, comme moi et ma blonde,
on travaille beaucoup,
justement, t'as payé des restaurants souvent.
Ça a l'air bizarre, mais au bout de l'année,
c'est quand même une dépense importante dans notre budget.
C'est ma folle dépense.
Après ça, j'ai des affaires qui n'ont pas d'allure.
Je l'ai déjà dit, j'ai une guitare de 3000 pierres chez nous.
Je n'ai pas le talent.
Tu joues quand?
C'est ça, je ne joue pas assez. Je ne joue pratiquement plus jamais.
Mais tu pourrais jouer au chalet autour d'un feu.
Oui, mais il faudrait que je sois tout seul.
Moi, je joue de la guitare tout seul dans mon sol, dans ma chambre, avec ma to-do list.
Tu ne chantes pas des tunes québécoises qu'on peut chanter avec toi autour d'un feu?
Oui, mais le feu est dans ma chambre et je suis le seul invité.
Mais pourquoi tu ne le ferais pas à son lac, sur le bord de l'eau?
Parce qu'ils sont gossants, les gratteurs de guitare au lac,
qui ne sont pas des vrais artistes.
Non, mais moi, je suis jalouse de toi. gratteurs de guitare au lac qui sont pas des vrais artistes. Non!
Moi, je suis jalouse de toi,
gratter de la guitare, être capable de chanter,
pis c'est tellement des moments
incroyables. Regarde, moi, je vais
à ce qu'on appelle... Je vais faire une petite pub.
Je vais au 12 jeudi à Saint-Alphonse.
Au village, il y a
chaque été,
des artistes qui sont invités pour venir chanter
un jeu du soir, 4-5 fois dans l'été. Alors, j'invite les artistes qui sont invités pour venir chanter un jeu du soir, quatre ou cinq fois
dans l'été. Alors, j'invite les artistes du Québec
à m'aider à décrocher et à
venir au 12 jeudi chanter
à Saint-Alphonse-Rodégal.
Parfait. C'est bon, ça? C'est bon.
C'est un beau pitch, ça? C'est bon.
Hé, mon joker, Colin!
Tu vas partir avec, il est à toi.
Il n'y a aucune de tes questions qui étaient
trop tough. C'est gentil.
Je te tiens à dire qu'au moins, tu respectes ton public.
Tes invités, je veux dire, tu ne t'en vas pas dans...
Je ne traverse pas la ligne.
En fait, tu choisis la question aussi que tu veux répondre.
Puis moi, si je vois que la porte est fermée,
je ne vais pas frapper dedans.
Tu comprends?
Oui, je comprends.
Mais tu as dit beaucoup de choses ici aujourd'hui.
Oui, mais des fois, tu ouvres une porte,
tu frappes une porte, mais tu peux choisir
la grosseur de la porte que tu ouvres.
Oui.
Mais il y a des questions qu'en les posant,
tu sais que c'est dommageant.
Oui.
Donc, il y a des questions.
Ça, au moins, vous n'allez pas là.
Non.
Moi, c'est super important parce que tu vois,
tu n'as jamais été sur la défensive.
Bien, là, j'ai braillé dans ton podcast.
Mais brailler, ce n'est pas être sur la défensive,
c'est être vulnérable.
Tu as dit, MC, je suis allé à l'auto tantôt,
je m'en vais en haut son jeu avec ma Claude Barrette
et il dit, vas-tu pleurer?
Je dis, ça me parle de mes enfants,
c'est sûr, je vais brailler.
Tu as réussi, je le savais,
tu irais là, tu vois, c'est niaiseux.
Ce n'est pas une question de crunchy.
Pas du tout. Mais moi, ça t'irais là. Tu vois, c'est niaiseux. C'est pas une question de crunchy. Pas du tout.
Mais moi, ça vient chercher une faille.
Mais c'est en parlant de ton ami Mathieu
aussi que t'as eu de l'émotion.
Ah oui, bien sûr. Mathieu, salut en passant. On se voit pas souvent,
mais on se connaît encore très bien.
D'ailleurs, patate-malette, Mathieu est là aujourd'hui,
probablement.
Aller faire un tour.
Puis continuer à jouer, à lancer la balle
avec tes fils. Oui, mon fils, j'aime ça.
Mais c'est important, mais ça, ton agenda,
dans ta to-do list, mets-en
plus de ça. – Je ne peux pas croire que je n'ai pas
utilisé mon joker. – Tu n'as pas utilisé ton joker.
– Ce n'est pas rentable, ça. – Non, ce n'est pas rentable.
Non, mais c'est rentable. Moi, c'est rentable pour moi
quand tu ne utilises pas ton joker. Mais tu vois,
ça donne tout le temps la liberté. Si je vais
trop loin, tu me dis ça, puis ça va.
Parce que moi, je pense que les invités
doivent aussi avoir leur protection. – Mais ça, c'est moi, je pense que les invités doivent aussi avoir leur protection.
Mais ça, c'est les mêmes questions pour tous les invités.
Non. J'en ai d'autres questions.
Ah oui, parce que Geneviève, tu l'as fabriqué.
C'était pas tous les gens qui se demandent comment va ta relation avec Geneviève.
Non, non, non, c'est ça.
C'est mon jeu personnel.
C'est à toi, oui. T'as une autre fois, par exemple,
avec Patrick Bruel, il a fait un voyage
en Algérie. Bon, mais je posais
des questions sur l'Algérie. Tu comprends? Je t', je posais des questions sur l'Algérie, tu comprends?
Je t'aurais pas posé des questions sur l'Algérie.
– J'avoue. – T'aurais
trouvé ça un peu étrange.
– Je t'aurais dit, j'ai voyagé en
mangeant des dates d'Algérie. – Mais il y a des
questions qui reviennent, mais il y a des questions,
c'est sûr, qui sont plus personnalisées. Fait que ce jeu-là,
quand je l'ai écrit,
quand je l'ai fait, c'était en pensant
à toi. – OK. Mais la version numérée,
la vraie version qui existe en vente,
cette version-là, elle a les questions.
Y a-tu deux versions? Non, y a une version.
– Y a une version, mais y a plus de questions, par exemple.
Donc, tu peux les choisir. Et je te dirais
que la version 2 s'en vient.
– Mais ça, je m'en allais dire, écoute,
tu peux faire une version 2, 3 pis 4.
– Non, mais il faut quand même dire qu'Ouvre ton jeu,
y en avait plus.
Là, on vient d'en recevoir.
On est obligés de remplir les tablettes.
Et là, finalement,
j'ai proposé quelque chose à Randolph
pour faire un deuxième volet.
Puis ils ont dit oui tout de suite.
Alors, tu sais, j'ai cette chance-là
d'avoir Randolph comme partenaire.
Mais ce qui est drôle dans ce jeu-là,
c'est qu'il y a des jeux de société
où tu joues pour te divertir.
Puis dans le fond,
tu sais, tous les amis qui se connaissent depuis 20 ans, ils radotent ces mêmes affaires
tu sors le jeu
puis là, je ne connaissais pas ça de mon ami
mais c'est un préjugé que j'ai
parce que je vais te dire
mettons que je ouvre ton jeu
il n'y a pas beaucoup d'amis de gars avec qui je pourrais jouer
à ouvre ton jeu, peut-être un ou deux
parce que les gars
sont des fois pas vrais.
Les amis de gars, on se parle d'affaires des fois pas profondes
avec bien du monde. Moi, j'ai mon
ami Paul-Antoine Joté qui écrit un livre avec moi.
Lui, il connaît
95 % de ce que je suis.
Mais il n'y a pas grand monde
dans ma vie qui me connaisse autant que ça.
Donc, tu t'en vas-tu
avec un ami d'affaires?
« Hey, on va jouer à Ouvre ton. » C'est quoi ta pire décision
d'affaires?
Il y a une version business.
Mais c'est sûr. Mais comme le fait que
tu choisis les questions auxquelles tu réponds, ça change
la donne. Ça met moins la personne dans une boîte.
Tu sais, juste te donner un petit exemple, en terminant,
à Noël l'an passé, j'avais le tour
de magasins de jouets
et je suis allée dans un magasin de jeux, écoute,
à Chicoutimi
pour faire la promotion
et il y a un couple qui arrive
et il me dit, c'est quoi ça?
Parce qu'il venait pour faire des cadeaux pour les petits-enfants.
J'explique et j'ai une question.
La question c'est, quel a été
le deuil le plus difficile
que tu as eu à vivre?
Puis là, il dit, mettons, mon cousin.
Puis sa femme dit, voyons. Voyons. C mon cousin, tu sais, c'est... Puis sa femme dit,
voyons, voyons, c'est pas ton cousin,
c'est ta mère, voyons donc.
Bien, il dit, pas pantoute. Et là, il commence
à expliquer pourquoi.
Et là, on sent l'émotion qui monte,
mais aussi sa femme qui est comme, bien...
Je connais pas mon mari.
Elle a l'air, elle dit, mais j'ai pas,
j'ai comme pas été sensible à ça.
Et finalement, ils sont partis avec le jeu.
Elle dit, bien, OK,
on a besoin de ça. Je pensais qu'après
50 ans, on se... Alors, tu sais,
c'est pas vrai que dans le quotidien,
on se pose autant de questions que ça.
Parce que, tu sais, les règles
de ce jeu-là, écoute
et bienveillance. Tu comprends?
C'est rare qu'on s'écoute, parce que souvent,
on va dire, attends, moi aussi, ben oui, mais tu dis ça.
Mais de dire, non, regarde, on va s'arrêter. C'est toi qui réponds à la question, jeon s'écoute. Parce que souvent, on va dire, attends, moi aussi, tu dis ça, mais de dire, non, regarde, on va s'arrêter.
C'est toi qui réponds à la question.
Je vais t'écouter. Après ça, je pourrais décider d'y répondre
si on se connaît. Mais pendant que je réponds,
tu peux me poser des questions, mais pas
me faire l'effet miroir.
Tu continues.
J'ai-tu bossé ton budget de podcast? J'ai parlé beaucoup, me semble.
On s'en fout complètement du budget podcast.
C'est ça le beau moment pour être là.
C'est le moment présent ici.
La télé, c'est tout le temps formaté. Oui, ici, il n'y a pas ça. Moi, c'est ça le beau moment pour être à l'aîné. C'est le moment présent ici. La télé, c'est tout le temps formaté.
Oui, ici, il n'y a pas ça.
Moi, c'est le plus beau cadeau de ma vie,
c'est d'être libre.
Oui, c'est beau ça, Liberté 45.
C'est ça, tu vois, Liberté 45.
Merci beaucoup, Pierre-Yves McSwain.
Tu as été extrêmement généreux.
Je pars avec mon jeu.
Je vais jouer tout seul dans mon sol avec une guitare.
Tu mettrais ça sur ta to-do list.
Exact.
Merci à tout le monde d'avoir été là.
Je pense qu'on a vraiment appris beaucoup sur toi.
Au prochain podcast. Bye-bye.
Cet épisode était présenté par Karine Jonka,
la référence en matière de soins pour la peau
au Québec.
Le jeu de table Ouvre ton jeu
est disponible partout en magasin